Mathias Dzon veut encore se promener à la présidentielle 2021

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Le président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD) Mathias Dzon, a été investi le 29 août 2020, au terme d’une convention de ses militants tenue à Brazzaville, candidat à l’élection présidentielle de 2021. L’opposant a aussitôt indiqué qu’il était prêt à relever ce défi, mettant en avant « une politique nouvelle avec des gens nouveaux ».




Pour Mathias Dzon, l’homme idéal n’existe pas. « La volonté des autres qui m’ont désigné c’est de travailler pour sortir le Congo dans le chaos actuel », a-t-il expliqué, arguant qu’il le fera avec une politique nouvelle et des gens nouveaux. Il a promis de construire un Congo nouveau.

Dans le communiqué final qui a sanctionné leur convention, les partisans de Mathias Dzon ont peint un tableau sombre du Congo. « Face à cette dérive, les participants à la convention nationale de l’ARD demandent instamment à Mathias Dzon, président de l’ARD, de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2021, dans le dessein de sortir le Congo de cette terrible crise jamais connue dans son histoire », ont-ils expliqué dans ce document.

Mathias Dzon a été, entre 1997 et 2002 le ministre des Finances du président Denis Sassou N’guesso. Pendant cinq ans, l’argentier devrait initier et mettre en œuvre des réformes économiques qui devraient être couronnées par un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Cet ancien cadre de banque a été remplacé Roger Rigobert Andely au poste de ministre des Finances.




Depuis, l’homme est passé à l’opposition, alors que son parti, l’Union pour le progrès et le redressement national (UPRN), créé à l’issue de la conférence nationale, a toujours œuvré aux côtés du président Sassou N’guesso. De même, depuis 2007, il n’a récupéré son siège de député à l’assemblée nationale, perdu deux fois en faveur du ministre des Sports, Hugues Ngouelondele.

À 73 ans, Mathias Dzon a déjà été candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2009. En 2016, il avait préféré boycotter le vote, dénonçant des fraudes massives et une mauvaise organisation du scrutin. Une situation qui n’a presque pas évolué depuis là.

Il a annoncé mener des actions pour obtenir des réformes électorales.