Madingou : les femmes valorisent les produits agricoles locaux




L’exposition-vente ouverte le 6 mars à Madingou a permis aux femmes venues des douze départements du pays d’étaler la richesse agricole et artisanale du terroir. L’activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 110e journée internationale de la femme commémorée le 8 mars de chaque année.

Sur l’avenue de la Maison de la femme à Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, s’étendent à perte de vue les stands d’exposition des denrées agricoles, fruit de la production des femmes rurales venues de tous les coins du pays, réunies en coopératives. Lingots blancs de Lekana, échalotes de Djambala, ignames de Gamboma, aliments de bétail fabriqués à Madingou, huiles essentielles provenant de Sibiti, pouvait-on lire sur les étiquettes postées devant les étalages. « En dehors des asperges, du sel indigène, on pouvait apporter d’autres produits mais les moyens de transport nous ont fait défaut », a expliqué Angélique Kebi, en provenance d’Ewo, à la ministre en charge de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, à celle en charge des Affaires sociales ainsi que de l’Economie forestière ayant saisi l’occasion pour faire des achats.

« Il y a ici certains produits du terroir que nous ne voyions quasiment pas sur le marché. Les femmes congolaises doivent être fières de leurs capacités à produire, de leur volonté à contribuer à la sécurité alimentaire », a déclaré la ministre Jacqueline Lydia Mikolo. Elle a, par ailleurs, rappelé que ces femmes rurales avaient elles-mêmes émis le vœu d’être mises en avant lors de la célébration des festivités du 8 mars avec leurs produits agricoles et artisanaux plutôt que brandir les pagnes.




Selon la directrice générale de l’intégration de la femme au développement, Arlette Raymond Bakou, cette exposition qui rassemble les productrices rurales en provenance des douze départements du pays vise, entre autres, à générer les opportunités d’affaires. Elle a, en outre, reconnu qu’une grande quantité de produits agricoles ont pourri à cause du manque d’installations adaptées pour le stockage. « L’essentielle de la production agricole de nos campagnes est encore vendu sous forme brut sans aucune transformation ce qui limite les recettes tirées de ces activités agricoles », a-t-elle laissé entendre.

Pour Thérèse Mpanzou, membre de la coopérative Abbon installée à Madingou, cette exposition est une initiative louable mais il faut renforcer l’accompagnement. « En dehors du soutien financier que le gouvernement peut nous apporter, il faut aussi mettre un accent particulier sur la formation. Parce que c’est le savoir-faire qui nous permettra de produire des aliments de qualité et contribuer efficacement à la sécurité alimentaire », a-t-elle fait savoir.

L’exposition-vente cadre avec le thème choisi au plan national pour célébrer le 8 mars : « La femme congolaise engagée dans la production locale ».