L’opposition congolaise réunie à Bruxelles pour tenter de sauver l’unité

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Les opposants congolais Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Martin Fayulu se rencontrent ce jeudi 15 novembre à Bruxelles trois jours après le retrait de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe de l’accord de Genève sur une candidature commune de l’opposition.

Dans un premier temps, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Adolphe Muzito devraient renouveler leur soutien à Martin Fayulu. Après le séisme de lundi avec le retrait de Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi de l’accord de Genève, il faut sauver l’union ou ce qu’il en reste. Confirmer que Martin Fayulu reste leur candidat à la présidentielle et qu’ils appelleront leurs électeurs à voter pour lui.

Vu le poids électoral de l’ancien vice-président du Congo en Equateur et celui de l’ex-gouverneur du Katanga dans les provinces du Sud-Est, ce soutien devrait redonner de l’épaisseur à Martin Fayulu. Mais tous concèdent qu’il faut élargir cette coalition. Des contacts auraient déjà été pris avec d’autres candidats à la présidentielle. Le chef du parti Congo pour la justice par exemple, Théodore Ngoy, ou encore l’indépendant Alain Daniel Shekomba.

Les leaders de l’opposition doivent aussi définir leur stratégie d’action. Comment continuer à mobiliser autour du rejet de la machine à voter et du fichier électoral par exemple ? La condition sine qua non d’une élection crédible selon eux, alors que la campagne électorale commence dans dix jours, le 22 novembre.




« Il faut qu’on aille de l’avant »

Mercredi, à la veille de cette réunion, les candidats Théodore Ngoy, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Sylvain Maurice Masheke et Jean-Philibert Mabaya se sont réunis à Kinshasa pour appeler notamment une fois de plus à l’unité de l’opposition. Les représentants de Martin Fayulu et de Marie-José Ifoku étaient également présents à cette réunion.

Aucune décision n’a encore été prise sur la question du candidat commun, mais le souhait est bien là. « Nous avons dit que le candidat désigné à Genève est candidat pour le moment du groupe qui l’a désigné. Pour qu’il soit candidat de l’opposition, il faut qu’il y ait une rencontre, estime Théodore Ngoy, un des candidats et porte-parole du groupe. Le premier pas a donc été fait aujourd’hui ».

L’opposant Fidèle Babala qui a représenté Jean-Pierre Bemba espère également une alliance plus forte. « En ce qui nous concerne, le candidat commun est là, mais nous espérons qu’autour de lui vont se greffer les autres qui sont encore hésitants », explique-t-il.




Jean-Bertrand Ewanga, représentant de l’opposant Moïse Katumbi, partage le même souhait, mais reste très prudent. « Il faut éviter des contestations, des contradictions. L’opposition a énormément perdu de temps et le moment est arrivé : il faut qu’on aille de l’avant », insiste-t-il. Le temps presse pour l’opposition.