Livre: « L’illusion mythomaniaque du Génocide des Laris au Congo » présenté officiellement

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Profitant de son séjour parisien, Clotaire Ouelo Louangou a présenté à la diaspora son nouvel ouvrage en réponse à Dominique Kounkou. Retour sur l’argumentaire / contre argumentaire de l’auteur, étayé à chaque explication en appui des extraits de personnalités, philosophes, ou en référence à la Bible.

Le 25 mai, en début d’après-midi, la salle République de l’hôtel Mercure Paris Pantin a accueilli le public parisien pour suivre l’argumentaire de Clotaire Ouelo Louangou à propos de ce qui, à ses yeux, lui semble n’être «qu’une illusion mythomaniaque», suite à sa lecture du livre de Dominique Kounkou dans lequel celui-ci a écrit que « dans toute l’histoire politique du Congo, les Laris ont connu persécutions, crimes et génocide ».

Salle comble. En premier lieu, une minute de silence observée en mémoire de « toutes les victimes depuis 1959 au Congo». Sous la modération de Armande Atibayeba, à la manière d’une séance d’éducation civique, l’auteur a donné tout d’abord les raisons l’ayant poussé à s’insurger à la rhétorique fallacieusement élogieuse d’une ethnie, celle des Laris, orchestrée par Dominique Kounkou. « C’est un éloge de la part d’un homme de Dieu outrepassant la recommandation suivant laquelle Dieu a dit à Moïse : « Tu ne porteras point de faux témoignages contre ton prochain«  », a-t-il précisé, reprenant la toute première des multiples citations de son livre.




« Non ! Selon les termes de la convention des Nations unies du 9 décembre 1948, assure Clotaire Ouelo Louangou, il n’y a pas eu une planification pour un règlement de comptes rangé contre une ethnie donnée. Cela ne s’apparente en rien à la définition d’un génocide tel que défini par le qualifiant comme un crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux ».

« Non ! Continue-t-il, jusqu’alors, il y a quatre génocides connus au niveau international. Celui des Arméniens en 1915 ; le génocide des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, reconnu par la cour de Nuremberg en 1945 et a même servi de point de départ à la définition du terme. Plus récemment, le massacre des Tutsis au Rwanda en 1994 et celui perpétré à Srebrenica (Bosnie-Herzégovine) en 1995 ont été qualifiés de génocide par les Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l’ex-Yougoslavie ».

« C’est comme si moi, en tant qu’administrateur-maire, j’avais planifié contre les Laris, en appui du service état civil, des atteintes volontaires à leur vie, à leur intégrité physique ou psychique, une soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie des Laris, les entravant à leur naissance et les contraignant aux transferts forcés », poursuit-il.

S’appuyant sur les propos d’Abraham Lincoln, « Le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation ; et, d’un homme, il fait alors un lâche », Clotaire Ouelo Louangou s’est indigné au point de dénoncer la démarche de la négation de Dominique Koukou en sa qualité de citoyen du Congo-Brazzaville. Certes, la vie est composée d’images surfaites donnant une perception visuelle erronée. Mais, de là, concevoir des thèses assises sur un tissu de mensonges grossiers dont lui seul connaît les tenants et les aboutissants est inacceptable !

« Non ! En tant que patriote, je ne pouvais pas me taire ; surtout qu’après analyse, j’ai relevé que Dominique Kounkou adopte un discours où il utilise le terme « Bou-Mountou«  pour les Laris, à savoir une qualification positive. Tandis que pour toutes les autres ethnies, à ses yeux, c’est plutôt la qualification négative « Tsi Boulou« . Ce monsieur est en mal de visibilité et de positionnement politique », admet-il.




 » Un livre de commande »

A l’image de son livre, Clotaire Ouelo Louangou a terminé son argumentaire / contre argumentaire par une invitation au partage du concept « mieux-vivre-ensemble ». Car, estime-t-il, « une nation se doit d’être solidaire, dynamique et fière de son unité dans la diversité culturelle ».

L’assistance s’est montrée intéressée et a pu échanger au cours d’une séquence de questions /réponses même si la plupart attendaient de prolonger la réflexion après avoir lu le livre. Parmi ceux qui ont pu le parcourir, tel qu’Antoine Page Kihoulou, activiste politique de la diaspora, ce livre de Clotaire lui est apparu plutôt comme un livre de commande.

Selon l’activiste, « C’est une énième réaction de propagande idéologique au livre-propagande en réponse à celui de Dominique Kounkou. L’auteur aurait dû s’élever intellectuellement et ne pas verser dans le mimétisme-perroquet du livre de l’auteur précité. Le Congo n’a connu que deux conflits ethniques, en 1959 et en 1993. Tous les autres sont des conflits politiques sanglants mettant les civils en victimes de choix. Le Congo n’est pas en mal du vivre-ensemble! ».

L’auteur s’est justifié en avançant que son ouvrage est plutôt l’initiative d’un patriote qui vient à Paris, là où, précisément, a été édité le livre source de son décryptage. En citoyen averti, il lance un appel pour une citoyenneté responsable autour des valeurs de la République en danger, à son avis élément essentiel pour créer une rhétorique fondée sur le logos et une éthique pour le « mieux-vivre-ensemble » des Congolais.

ADIAC