l’IDC-Frocad demande la dissolution du Conseil National du Dialogue

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La présidente de la Fédération de l’opposition congolaise (FOC), Claudine Munari, a, au cours d’une conférence de presse le 17 janvier à Brazzaville, souhaité la convocation d’un « dialogue patriotique » et la dissolution immédiate du Conseil national du dialogue (CND) en l’état.

Composée de l’Initiative pour la démocratie au Congo (l’IDC), le Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M), la FOC a estimé que la loi organique relative au CND fait de cet organe une annexe de la présidence de la République. Selon cette plateforme de l’opposition extraparlementaire, en dépit du fait que cette institution est entièrement placée sous l’autorité du chef de l’Etat, ce dernier nomme un quantum des membres en conseil des ministres et en dehors.

« Et comme si cela ne suffisait pas, c’est lui qui saisit le conseil. Il peut donc ne pas le saisir et le rendre inopérant. En outre, le conseil n’a aucun pouvoir. Il se limite à faire rapport de ses travaux au président de la République qui décide de donner ou de ne pas donner suite à ses recommandations », a critiqué Claudine Munari.




Ainsi, pour augmenter l’utilité du CND et son efficacité, la FOC propose d’en faire un organe avec une capacité décisionnelle et revêtir ses décisions du caractère exécutoire et obligatoire à l’égard de tous. « Autrement, cet organe sera cantonné à organiser des parades des personnalités et à consoler de bonnes âmes. Dans l’ensemble de ces considérations, le salut public commande : une dissolution immédiate du conseil national du dialogue en l’état ; l’organisation des consultations sur le cadre de la tenue d’un dialogue patriotique », a-t-elle souhaité.

Insistant sur la convocation du dialogue, cette frange de l’opposition estime qu’elle n’y ira pas pour faire des offres de service. « De ce dialogue que nous voulons, on n’aura pas tout réglé, nous nous mettrons au moins sur la voie. Le dialogue patriotique est une occasion de donner la priorité à notre pays, de le sortir de l’ornière », a -t-elle laissé entendre.

S’agissant du compromis politique souhaité par Pascal Tsaty-Mabiala, Claudine Munari pense que le chef de file de l’opposition fait ses offres de services. « S’il avait dit que nous allons avoir du mal à organiser une élection meilleure en 2021, je l’aurais applaudi. C’est ce qu’il a ajouté après qui pose problème. Nous avons l’impression que c’est un jeu de rôle, ils ont été mandatés. Je suis d’accord avec eux en ce qui concerne la gouvernance électorale. Les problèmes sont nombreux, asseyons-nous. Privilégions les intérêts collectifs au détriment des intérêts individuels », a-t-elle poursuivi.

Concernant une éventuelle candidature de l’opposition à l’élection présidentielle de 2021, la présidente de la FOC a indiqué qu’il serait difficile d’autant plus qu’une partie de l’opposition chante « les mérites du pouvoir ».