Libye: Seul le président Djiboutien présent au sommet de Brazzaville, l’Allemagne boycotte

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A force de vouloir se faire voir, Denis Sassou Nguesso frise chaque jour le ridicule.Des leaders africains tentaient à leur tour jeudi de “trouver des solutions” au conflit en Libye lors d’une rencontre à Brazzaville dix jours après une conférence à Berlin et avant le prochain sommet de l’Union africaine (UA).

Les deux protagonistes du conflit étaient absents à l’ouverture des travaux aux côtés du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, et du représentant de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le chef du gouvernement d’union (GNA) de Tripoli, Fayez el-Sarraj, va participer à une réunion à huis-clos, a indiqué à l’AFP une source diplomatique congolaise.




Des délégués du maréchal Haftar, qui contrôle l’est de la Libye, seront également reçus séparément à huis-clos, selon la même source.

Les présidents du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, de la Mauritanie Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et de Djibouti Ismaïl Omar Guelleh, sont présents.

Le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est fait représenter par son Premier ministre, Abdelaziz Djerad.

Un temps envisagé, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas n’a finalement pas fait le déplacement de Brazzaville.

“L’objectif poursuivi par cette réunion est la recherche de solutions en vue de la résolution de la crise libyenne tel que recommandé par la dernière conférence de Berlin”, avait indiqué mercredi un communiqué de la présidence congolaise.

La Mission des Nations unies en Libye (Manul) a dénoncé dimanche la poursuite des violations de l’embargo sur les armes en Libye, malgré les engagements pris lors de cette conférence à Berlin le 19 janvier.

La Manul s’est en revanche félicitée de la persistance d’un cessez-le-feu précaire.

“La Libye est devenue un aimant de l’ingérence des forces étrangères”, a déclaré le représentant de l’ONU Ghassan Salamé.

La Turquie soutient ouvertement le GNA, reconnu par les Nations unies, et a récemment autorisé l’envoi de militaires en Libye.




A l’est, le maréchal Haftar est soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l’Egypte.

Cette réunion de Brazzaville doit permettre “de réaffirmer la position de toute l’Afrique, celle qui consiste à privilégier le dialogue inter-libyen dans la recherche de la solution au conflit avant tout processus électoral”, ajoute le communiqué de la présidence congolaise.

Mais selon un diplomate présent sur place,  » cette réunion est une perte de temps de plus dans la mesure où personne ne tient compte des décisions qui en ressortent »