Liberté de la presse: le Congo 118e sur 180 pays

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Ce classement peu élogieux du Congo établi par Reporters sans frontières (RSF) au titre de l’année 2020, montre combien le chemin est encore très long pour garantir aux professionnels des médias des conditions idoines et justes dans l’exercice de leur métier.

La situation de la presse au Congo laisse à désirer, à en croire le classement mondial 2020 de la liberté de la presse dressé par RSF. Dans ce classement où le Congo a reculé d’une place en passant de la 117e à la 118e place mondiale et la 30e au niveau africain comme en 2019, le top 3 des bons élèves en Afrique reste dominé par la Namibie, le Cap-Vert et le Ghana, respectivement 23e, 25e et 30e au classement mondial.

Le trio des pires pays africains en matière de respect de la liberté de presse est composé par l’Egypte, Djibouti et Erythrée, occupant respectivement le 166e, 176e et 178e au rang mondial.




Au niveau mondial, les trois premières places sont occupées par la Norvège, la Finlande et le Danemark, alors que les trois pires pays au monde en matière de liberté de la presse sont : l’Erythrée, le Turkménistan et la Corée du Nord.

Notons que certaines grandes puissances ne sont pas forcément des bons exemples en matière de liberté de la presse. En effet, si la Suisse (8e), l’Allemagne (11e), la Belgique (12e) et le Canada (16e) sont dans le top 20 des bons élèves ; la France (34e), le Royaume Uni (35e), l’Italie (41e) et les Etats Unis sont dans le top 50.

Notons que la Russie (146e) et la Chine (177e) comptent parmi les pays où la liberté de presse semble de moins en moins garantie.

Publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de RSF, le classement mondial de la liberté de la presse permettant d’établir la situation de 180 pays et territoires est publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de Reporters Sans Frontières.




Sa méthodologie s’appuie sur leurs performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias, d’environnement et d’autocensure, du cadre légal, de la transparence et de la qualité des infrastructures soutenant la production de l’information.

Ce n’est donc en rien une évaluation des politiques gouvernementales de chaque pays puisque les indices globaux et régionaux sont calculés à partir des scores obtenus par les différents pays et territoires à partir d’un questionnaire proposé en vingt langues à des experts du monde entier, doublé d’une analyse qualitative.

A noter que plus l’indice est élevé, pire est la situation du pays concerné. Le Classement mondial de la liberté de la presse est en clair un outil pour un plaidoyer en faveur des professionnels des médias et de l’information.