L’Espagne saisie 18 comptes bancaires ( 25 millions d’Euros) du « baby nyongologue » Kiki Sassou

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Denis Christel Sassou Nguesso, député et fils du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a été mis en examen en France pour blanchiment, en décembre 2019, selon des informations du magazine Challenge confirmées par Le Monde.

D’après Challenge, trois biens immobiliers situés dans le 16e arrondissement de Paris et à Neuilly-sur-Seine ont été saisis. Leur valeur pourrait avoisiner 30 millions d’euros.

Denis Christel Sassou Nguesso, 45 ans, est député d’Oyo (nord du Congo), fief de son père Denis Sassou Nguesso qui cumule trente-six ans à la tête du pays. Il a été jusqu’en 2016 la deuxième personnalité de la puissante Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), ce qui lui a valu le surnom de « Kiki pétrolier ».





Cette mise en examen a eu un effet boomerang en Espagne où un juge de la troisième salle du tribunal anticoruption de Marbella a demandé le gel des 18 comptes bancaires appartenant à Kiki Sassou sous des prêtes noms ( testaferos).

Depuis des années, après une plainte des ONG, deux comptes offshore de Kiki Sassou dans des banques d’Andorre sont sous la vigilance de ce tribunal d’Espagne.On évoque des montants avoisinants les 25 millions d’Euros logés dans ses comptes.

Le tribunal soupçonne aussi ce fils du chef de l’Etat congolais de garder à Gibraltar des sommes d’argent importantes détournées dans son pays. « C’est un cas qui est similaire à celui de Teodoro Nguema Obiang », fils du dictateur équato-guinéen, condamné et interdit de séjour en Espagne.

Bien que voleur reconnu, certains Congolais se permettent néanmoins de le défendre pour la simple raison de profiter des miettes.



Près de 50 millions de dollars détournés, selon Global Witness

Selon l’ONG britannique Global Witness, Denis Christel Sassou Nguesso, aurait détourné près de 50 millions de dollars (près de 45 millions d’euros) des caisses de l’Etat congolais.

Ouverte en 2009 à Paris après une plainte de trois associations, l’enquête sur les biens mal acquis porte également sur le patrimoine de la famille Bongo, à la tête du Gabon.

Le volet portant sur la Guinée équatoriale s’est, lui, conclu par le récent procès en appel de Teodoro Obiang Nguema, vice-président du pays, qui attend lundi la décision de la cour d’appel de Paris. Il avait été condamné en première instance à trois ans de prison avec sursis et à 30 millions d’euros d’amende avec sursis.