Les victimes du 4 mars accusent certains ministres de rouler contre eux

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Le président du Sénat, Pierre Ngolo, a assuré le 22 mars, lors d’une séance de travail avec le bureau des victimes de la catastrophe du 4 mars 2012, que leur interpellation était un appel au devoir pour plaider auprès des autres institutions la recherche des solutions concrètes aux problèmes des familles sinistrées.

« Nous souhaitons que vous portiez la voix des victimes du 4 mars auprès des institutions de la République, le gouvernement et le Président de la République pour un début de solution à nos problèmes », a imploré Narcisse Osselaka, le président du collectif des victimes du 4 mars.

« Nous sommes conscients que les problèmes des victimes du 4 mars ne peuvent pas être réglés en une année, voilà pourquoi nous souhaitons que vous agissiez sur les ministres qui bloquent les discussions avec les victimes », a-t-il poursuivi.

Conscient du rôle qu’il devrait jouer en tant que président du Sénat et victime de ce sinistre, Pierre Ngolo a remercié le collectif des victimes du 4 mars pour l’avoir associé dans la recherche des solutions inhérentes à leur situation, avant d’instruire ces responsables à demander aux populations de faire confiance aux institutions de l’Etat.




« Les solutions sont financières, cependant les finances font défaut. Il faut malgré tout rester confiant et patient car le président et le gouvernement qui avaient pris les engagements sur ce problème les tiendront. Que les populations évitent de céder à la manipulation, l’intox, l’incitation à la violence ou aux marches car cela n’apportera pas des solutions à ce problème», a répondu Pierre Ngolo.

Les représentants des victimes du 4 mars ont par ailleurs décrié les «caprices» de certains ministres qui, selon eux, sont à l’origine du blocage des discussions préconisées par le chef de l’Etat entre le gouvernement et la population victime de cette catastrophe.