Les spécialistes préoccupés par la mortalité maternelle et néonatale

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L’atelier de priorisation des soins obstétricaux et néonatals d’urgence, dont l’objectif final est d’améliorer la santé maternelle en réduisant le taux de mortalité liée aux complications de la grossesse, s’est ouvert le 16 juillet à Brazzaville.  

« Nous devons réduire le ratio mortalité maternelle de 436 décès sur 1000 naissances vivantes à 230 décès pour le même taux de naissance d’ici à 2022. Le taux de décès néonatal doit quant à lui passer de 21 pour 1000 naissances vivantes à 17 », a indiqué la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, faisant état de la stratégie intégrée pour la santé de la reproduction maternelle, néonatale, infantile à l’ouverture de l’atelier de priorisation des soins obstétricaux et néonatals d’urgence qui s’inscrit dans le cadre de la célébration des cinquante ans d’existence du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) et les vingt-cinq ans de mise en œuvre de la CIPD ayant érigé la santé sexuelle et reproductive en droit de l’homme.

Cet atelier permettra donc le renforcement des capacités des participants sur l’utilisation d’AccessMod, l’élaboration d’une carte sanitaire des soins obstétricaux néonatals par département, et d’une feuille de route pour la coordination du projet jusqu’au démarrage de la phase pilote.




Selon le représentant du Fnuap au Congo, Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba, des partenariats innovants doivent être expérimentés pour plus d’efficacité dans l’exécution du projet. « Nous avons, depuis quelques mois, entrepris de sceller les liens avec le secteur privé notamment la société Philips qui aux côtés du ministère de la Santé lancera un programme de deux ans dans les départements de Brazzaville, de la Lékoumou et de la Sangha qui par la suite sera étendu dans d’autres départements pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant », a expliqué le diplomate onusien.

Celui-ci a, par ailleurs, indiqué que le Fnuap sera toujours disposé à accompagner le gouvernement pour la santé et le bien-être de la population en général et celle des femmes et filles en particulier, en vue de l’atteinte de l’objectif zéro décès maternel évitable d’ici à 2030.