Les services douaniers et le conseil des chargeurs bientôt interconnectés

0
635




Les deux entités publiques misent sur le Bordereau électronique de suivi de la cargaison (BESC) et l’échange d’information pour permettre à la douane d’améliorer ses opérations de recouvrement.

Le directeur général des douanes et des droits indirects, Guénolé Mbongo Koumou, et son collègue à la tête du Conseil congolais des chargeurs, Séraphin Mouendzi, ont décidé d’actualiser le protocole d’accord qui lie leurs administrations depuis deux décennies.  Ils ont signé un nouvel accord portant sur le contrôle et le suivi du trafic international des marchandises, le 21 mai à Brazzaville, en présence des autorités de tutelle, ainsi que des cadres des administrations respectives.

Pour Guénolé Mbongo Koumou, cette collaboration est imposée par les mutations structurelles et les innovations technologiques actuelles. Car, elle permettra d’assurer un mouvement transfrontalier des marchandises ; une fluidité du commerce via la simplification des procédures et une meilleure sécurisation des flux des marchandises.

Il a assuré que l’information disponible à travers le BESC constitue une étape indispensable pour la modernisation de l’administration douanière, à travers les outils numériques, le renforcement de la confiance et la transparence dans les activités de recouvrement des recettes fiscalo-douanières.




Le directeur général des douanes fixe le cap : « L’échange d’information entre les deux entités étatiques permettra à sa régie de maximiser les recettes et de contribuer utilement au financement du Plan national de développement 2018-2022 », a-t- il assuré.

Pour sa part, le directeur général du conseil congolais des chargeurs a insisté sur la portée de la collaboration qui consiste à améliorer les recettes de l’État, contribuer à améliorer les statistiques liées au trafic maritime, à lutter contre la fraude, y compris à interconnecter les administrations.

Les deux responsables devraient se rendre dans les tout prochains jours à Bruxelles (en Belgique) pour une mission censée faciliter la mise en œuvre des réformes et surtout l’instauration de la souscription obligatoire du BESC.  « Il faut que dans les brefs délais les systèmes informatiques de nos deux administrations se rattachent », a martelé Séraphin Mouendzi.

Source: Adiac