Les rencontres entre opposants congolais et FMI pour empêcher une aide au Congo se multiplient

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Le prochain 5 juillet, le FMI va décider du soutien financier à apporter au Congo Brazzaville durant trois ans afin de permettre le pays de relancer son économie. Une aide que les opposants au régime de Sassou Nguesso tentent coûte que coûte faire échouer. Pour ce faire, ils multiplient les rencontres avec le FMI pour expliquer le peu d’effets qu’elle aura sur la bonne marche du pays à cause de l’irresponsabilité du pouvoir actuel, qu’ils veulent aussi faire tomber.

La République du Congo va bénéficier d’un soutien du Fonds Monétaire International (FMI) sur trois ans, selon un accord préliminaire conclu avec les équipes du FMI, avait annoncé en Mai son porte-parole Gerry Rice à Washington .

Cette Facilité élargie de crédit, qui doit encore être officiellement approuvée et dont le montant n’a pas été annoncé, vise à aider le Congo-Brazzaville à rétablir la stabilité macroéconomique, à doper la croissance en restaurant la viabilité de la dette, et à réduire la corruption.




Le feu vert pour ce soutien financier intervient après que Brazzaville a récemment conclu un accord pour restructurer sa dette avec la Chine ce qui a été salué « comme une étape décisive », selon le porte-parole du Fonds. Cet endettement vis-à-vis de Pékin est estimé 2 milliards de dollars.

A partir de 2014, ce petit pays d’Afrique centrale, riche en pétrole, a subi de plein fouet la dégringolade du cours du brut et est tombé dans une profonde récession en 2015. Une situation attribue plutôt à la mauvaise gouvernance et surtout aux détournements illicites des deniers publics.

Convaincus que sans argent du FMI, Sassou Nguesso va droit contre le mur, les opposants de la diaspora s’activent pour faire changer d’avis le FMI. Diverses courriers ont été envoyés à l’organisation financière dans lesquels un tableau négatif du Congo est peint.

Martin Mouanda, un puissant et discret financier congolais, installé en Espagne, ayant un carnet d’adresses bien lourd aurait rencontré plusieurs fois des responsables importants du FMI pour diaboliser le pouvoir de Brazzaville.

L’activiste Andrea Ngombet du collectif Sassoufit, qui vient de se porter candidat à la présidentielle de 2021 a adressé il y a quelques semaines une lettre ouverte à Christine Lagarde contre une aide financière au Congo.




Pour les opposants, aider Sassou, c’est rallonger la souffrance des congolais et prêcher dans le désert. Il est probable que le Congo soit encore demandeur de l’aide du FMI dans cinq ou six ans. Sassou est un très mauvais gestionnaire et l’aide ne lui servira qu’à asseoir sa dictature.

De leur côté, deux personnalités que les milieux de la Françafrique veulent placer à la tête du Congo tiennent des réunions avec le FMI et des lobbys pour dissuader le FMI d’aider le Congo. Rendez-vous le 5 juillet prochain