Les PSP les plus sales d’Afrique Centrale se trouvent au Congo

L’insalubrité dans les commissariats de police au Congo n’a plus de nom et ne peut se justifier au vu des millions extorqués aux populations que génèrent ces lieux. Des postes de police qui devraient être totalement sécurisés manquent pour la plupart de clôture, abritant même les débits de boisson en son sein. Une police sale et sauvage qui travaille contre la population.

Chaque jour dans les commissariats du Congo, les populations devenues des proies faciles des policiers sont arnaquées via les interpellations fantaisistes. Dans un pays sérieux, un policer joue le rôle de moralisateur et s’éloigne des pratiques qui n’honorent pas la corporation. Mais au Congo, le citoyen craint plus le policier que le voleur. Les deux nagent dans le même domaine et seule la tenue les différencie.

Un séjour en garde à vue dans un commissariat de police du Congo, peu importe le motif est passible d’un paiement d’une somme allant de 22.500 à 75.000 frs qui vont directement dans les poches du commissaire et ses complices. C’est la raison pour laquelle le poste de commissaire d’un PSP est devenu de l’or au Congo.

Cette police qui est pourtant maltraitée par sa hiérarchie ne prend pas la peine de revendiquer des meilleures conditions de travail. Une visite dans tous les commissariats de Brazzaville ( capitale politique ) et de Pointe-Noire ( capitale économique ), fera couler les larmes à toute personne normale.

Ces lieux sont exposés à la population et même aux voleurs, manquant de tout. Pas de clôture, d’assainissement, électricité, eau courante etc. Les agents travaillent dans des conditions pénibles et même le bureau du commissaire ressemble à un fumoir de chanvre indien.

Le ministre de l’intérieur et le Dg de la police se fichent complètement des conditions de travail des agents tant qu’ils accomplissent à la lettre leur tâche de traquer tous les opposants au régime. C’est la même hiérarchie qui a donné le feu vert aux commissaires de profiter financièrement de leur nomination le temps de leur mandat.

A Pointe-Noire, les commissariats de Mpaka, Mbota, Ngoyo, Fond Tie Tie et Masola par exemple sont la parfaite illustration de cet abandon de ce corps.