Les députés adoptent la création de la haute autorité de lutte contre la corruption

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Le ministre de la Justice et des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Ange Aimé Bininga a indiqué le 17 décembre à Brazzaville que la Haute autorité de lutte contre la corruption avait l’obligation d’adresser, chaque trimestre, à terme échu, un rapport d’activités au président du Sénat, de l’Assemblée nationale, au Premier ministre et au ministre de la Justice. Le projet de loi créant cette institution a été voté par la majorité des députés lors de leur plénière. 

Sur le bien-fondé de la Haute autorité de lutte contre la corruption, Ange Aimé Bininga a laissé entendre qu’il n’existait aucun lien ombilical, ni de soumission hiérarchique, entre elle et les institutions de la République. « Elle n’obéit à aucune injonction dans son travail. Elle aura entre autres missions de prévention, d’investigations et d’études. Elle aura un droit de saisie directe des instances judiciaires », a-t-il précisé.




Initié par le gouvernement ce, conformément aux dispositions des articles 125 et 143 de la Constitution, le projet de loi a été adopté par 107 députés, 6 députés contre et 1 abstention. Ce projet de loi a suscité un débat de la part des députés de l’opposition qui ont émis des réserves sur le mode de désignation des personnalités censées gérer cette institution. Dans la mesure où elle devrait œuvrer en toute indépendance dans ses prescriptions, le chef de l’Etat ne devait pas intervenir dans la désignation de ses animateurs.

Soucieux d’améliorer sa gouvernance et d’assainir les mœurs économiques et politiques dans le pays, le gouvernement avait décidé le 20 septembre 2018 en Conseil des ministres de dissoudre la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, ainsi que l’observatoire anti- corruption.