Les dégâts du tribalisme et incompétence Mbochis

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Plus d’une centaine de bus de la société de transport urbain (STUP) sont immobilisés depuis plus de six mois, non loin du pont du Djoué, au sud de Brazzaville, conséquence d’une gestion scabreuse d’une société qui était pourtant vouée à un bel avenir.

La direction de la société a-t-elle rendu compte de ce désastre ? Si oui, quels en étaient les résultats ? Et le sort des travailleurs ? Leurs droits ont-ils été payés ?

Que deviendra ce « cimetière » de la STUP constitué de la centaine de bus qui moisissent sous le climat chaud et humide du Congo ?

Pense-t-on à une reconversion desdits véhicules au lieu d’attendre de les voir totalement rongés par la rouille ?

Est-ce une suite naturelle des précédentes morts des entreprises d’Etat comme OFNACOM, OCC, ONCPA, HUILKA, OCB, OCV, IMPRECO, SOTEXCO, MAB, ONLB, CHACONA, Lina Congo, Les Palmeraies de Betou, FACO ?

Autant des questions que se posent des milliers des congolais.

Selon certaines sources dignes de foi, la reprise des activités de la STUP n’est pas du tout certaine.

En 2018, lors d’une séance de questions orales avec débat au gouvernement, le ministre de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public déclarait devant l’Assemblée nationale que cette société avait eu 92 millions de recettes en novembre 2017, alors que ses dépenses s’élevaient à 203 millions, avec plus de 110 millions de gap.




Et en décembre de la même année, ces recettes étaient de 75 millions tandis que les dépenses étaient estimées à 267 millions.

Ainsi donc en trois mois d’exercice, la STUP a engagé plus de 430 millions de déficit et plus de trois millions de dette envers les fournisseurs de carburant et pièces détachées. Pour la population, l’Etat a tout le pouvoir de relancer cette société en sollicitant le recours des partenaires économiques divers.