Les Congolais ont-ils fait quoi de mal à la SNE ET SNDE ?

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Matin,midi, soir et nuit,délestage sur délestage avec des robinets sec.

Des solutions à une normalisation dans la distribution d’eau et de l’électricité ne semblent pas encore se dessiner à l’horizon pour certaines zones. Les délestages combinent avec le manque criard d’eau potable. Malgré tous ces manquements, les clients sont victimes d’une arnaque de la part de ces deux sociétés.

Un chanteur de Kinshasa chantait  : «  Ba passi na nga ewuta ko wapi ô,na ko mi tuna lelo epayi ya Nkolo … Je demande bien à Dieu d’où viennent mes souffrances ».Les Congolais tous les jours se posent bien cette question et se demandent qu’ont-ils fait pour mériter cela ?

Chaque jour qui passe, entrevoit que les solutions définitives aux maux dont sont victimes les Congolais restent lointaines. Si loin que les solutions ponctuelles semblent leur satisfaire au grand bonheur de ceux qui les apportent, évidemment profitant de leur pauvreté extrême. Dans un désert toute eau est une bénédiction.




La boule de cristal dans laquelle les Congolais se sont enfermés parait incassable, malgré toutes les forces dont ils disposent. On est 2017 et les gens se conforment encore aux propositions des gouvernants de 1980 sans manifester la moindre inquiétude. Mais bien au contraire tarissent d’éloges ceux qui apportent ses solutions précaires.

Au pays des aveugles, le borne est roi dit on souvent, et il semble qu’au Congo les autorités incarnent bien la position du borne en se vantant parfois du ridicule. Quand 57 ans après l’indépendance, on se réjouit de résoudre le 1/10eme des préoccupations des congolais après 32ans de règne sans partage, eh bien on a vraiment les aveugles en face.

Eau courante

Le Congo est sans doute l’un des pays le mieux arrosé du continent Africain, nul n’est besoin de le rappeler que le deuxième fleuve plus puissant au monde traverse son territoire. Alors on ne peut comprendre que les populations souffrent d’un manque criard d’eau courante. Les robinets ne voient pas de l’eau coulée et quand bien même elle coule, elle est non potable et pleine de résidus. Des milliards ont été investis pour tenter en d’ apporter des solutions, et bien au contraire on est loin du bout du tunnel. Quand des personnes qui vivent à moins de 300 mètres de l’usine de traitement d’eau en manque, cela devient inquiétant.

Face aux promesses des autorités, la réalité nous rappelle chaque jour que la société nationale de distribution d’eau se moque religieusement de ses clients en les faisant payer une eau non potable. Des factures ne prenant pas en compte le volume de consommation sont établies, et parfois même suivies d’avis de coupure en cas de non paiement. Pour une semaine de consommation, le client paie pour deux mois. Cela tire plus à une arnaque officielle, dont les responsables de la société se frottent les mains avec la complaisance de ceux qui les ont nommés. L’image qu’offre Brazzaville, avec des habitants transportant des bidons à la recherche de l’eau est pathétique et triste.




Ici et là les autorités pendant les compagnes électorales et après celles-ci offrent des forages aux habitants confirmant au passage que la solution à ce problème est très lointaine. Une candidate du parti au pouvoir a offert pour une valeur de 60.000.000 de francs Cfa (90.000 euros) des forages dans la circonscription où elle postulait. Et pendant ce temps la télévision officielle ne cesse de vanter les réalisations du pouvoir en faveur du peuple, dont l’usine d’adduction d’eau potable de Djiri qui ne donne même pas de l’eau potable, aux populations avoisinantes.

 

Dieu seul sait combien de Brazzavillois se sont noyés dans différents fleuves et rivières qui entourent la capitale à cause du manque d’eau courante. Un sujet chinois habitant la capitale n’aurait il pas demandé à un Congolais si les rivières et fleuves n’appartenaient pas au Congo ?

Certains Congolais qui reviennent d’un voyage au Niger ou Burkina Faso ont du mal à réaliser le manque d’eau courante dont souffre la population, avec tout le potentiel dont le pays dispose contrairement aux pays cités, qui malgré une pluviométrie instable et rareté de cours d’eaux, et fleuve, offrent à ses populations de l’eau courante sans interruption. Il s’agit tout simplement d’une question de volonté et patriotisme, car lorsqu’on aime son pays et son peuple on s’implique corps et âme à apporter des solutions aux différents problèmes qui les minent. Des solutions durables bien sûr.

 

La société nationale de distribution d’eau qui malgré tous les maux décriés, a du mal à reconnaître son incapacité à satisfaire sa clientèle à laquelle elle n’adresse jamais d’excuses aux nombreux torts qu’elle leur cause. Pourtant refléter des excuses sur des factures qu’elle leur envoie sans faute chaque période ne lui enlèverait pas sa mégalomanie. Toute bonne politique de marketing vise à attirer la clientèle ou tout au moins à la conserver, en offrant un service de qualité, mais la SNDE est loin d’adhérer à ce concept grâce au monopole dont elle jouit. Les consommateurs n’ayant personne pour les défendre sont livrés à eux même au grand plaisir de ceux qui tirent profit de cette anarchie.

 

Il y a des gens qui naissent et accomplissent 20 ans d’âge dans Brazzaville et ne savent pas à quoi ressemble une eau potable réellement, et nombreux sont ceux qui l’ont su hors du pays profitant d’un voyage d’études au Benin, Burkina Faso, Mali, Maroc. Et à ce moment tout le bien qu’ils pensaient de leurs parents dirigeants de la Snde vole en éclat.

Au lieu de se préoccuper à construire des forages qui sont des solutions d’urgence, les autorités auraient dû penser à construire des usines d’adduction d’eau dans l’arrière pays. L’émergence nul ne l’ignore ne s’accommode pas avec les forages qui sont des solutions du sous développement

Electricité

Avec le barrage hydro électrique d’Imboulou, inauguré avec faste, les populations de Brazzaville croyaient enfin prendre congé des délestages faisant partie de leur quotidien. Mais c’était sans croire à l’improvisation qui caractérise les autorités qui souvent confondent vitesse et précipitation. Comment peut-on construire un nouveau barrage adapté aux nouvelles technologies sans préalablement réhabiliter le réseau de distribution datant de plus de 30 ans ?




Une autre faute grave à laquelle personne ne répondra. Quand un père de famille se fait un budget annuel de bougies c’est qu’il est loin d’installer de l’électricité dans sa cour. En remettant des dons de groupes électrogènes aux organes de presse de la place, Claudia Sassou Nguesso confirme par ce geste que les Congolais ont encore devant eux de beaux jours sans électricité. Elle qui est conseillère de son père aurait pu interpeller directement les dirigeants de la société nationale d’électricité sur leur incapacité à apporter des solutions rapides et définitives à ce problème.

Tout porte à croire que le chef de l’État aurait été dupé par ceux qui l’ont fait miroité qu’Imboulou était la solution aux soucis énergétiques des Brazzavillois. Car comment à la fois ces personnes se sont précipitées à utiliser de l’énergie solaire sur de l’éclairage public quand Imboulou était la solution avec sa puissance.

La SNE fait payer aux clients non seulement l’installation, mais aussi les poteaux, câbles et main d’œuvre. Pis encore, les arnaque dans le paiement des factures qui ne reflètent jamais le volume de consommation. Cette société a crée une nouvelle catégorie de travailleurs appelés « Delesteurs » qui se chargent de dispatcher le courant entre zones à leur bon vouloir.

 




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