Les cinq principaux objectifs du budget 2018

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Présenté à l’Assemblée nationale le 6 janvier par le ministre des finances et du budget, Calixte Nganongo, le budget de l’Etat de l’année en cours fixe cinq grands objectifs principaux.

Il est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 1602, 619 milliards Fcfa et prévoit de grandes réformes. Il s’agit notamment de: la réduction du déficit primaire hors pétrole ; la discipline budgétaire et de la rationalisation de la dépense publique; l’amélioration des performances des régies financières; la maîtrise de la politique d’endettement ; la gestion rigoureuse de celle-ci  et le renforcement du système financier national.





Pour atteindre cet objectif, le gouvernement compte mettre en œuvre un ensemble de mesures structurelles en vue de bien assurer la gouvernance, restaurer la discipline budgétaire, mais aussi et surtout de renforcer la gestion des finances publiques.

A ces mesures de politique budgétaire, a souligné Calixte Nganongo, s’ajoutent celles adoptées par les Etats membres de la Cémac dans le cadre Pref-Cémac.

Celles-ci se résument autour de cinq piliers et visent, entre autres, à améliorer la politique budgétaire et accroître les recettes intérieures, améliorer la politique monétaire en vue de maximiser le niveau des réserves de change et améliorer le climat des affaires.

Ce budget est réalisé dans un contexte économique difficile, marqué par la chute des cours de baril de pétrole sur le marché international, a indiqué le ministre des Finances. Au niveau national, a précisé Calixte Nganongo, l’activité économique devrait sortir de la récession, en s’établissant à 0,7%, grâce à la mise en service du champ pétrolier Moho nord, devant produire environ cent mille barils par jour.

Le taux d’inflation, quant à lui, se situerait à 0,9%, en deçà de la norme communautaire établie à 3%.

Le ministre des Finances a ajouté, par ailleurs, que la situation monétaire en 2018 sera caractérisée par : des avoirs extérieurs nets en augmentation de 9,7% du PIB ; une régression du crédit intérieur net de 7 ,7% ; une augmentation du crédit à l’économie de 2,3% ainsi qu’un accroissement de la masse monétaire de 14%.