Les acteurs politiques réagissent au message de Sassou Nguesso

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Réagissant à chaud au discours du président de la République, devant le parlement réuni en congrès, certains acteurs de la vie politique nationale, notamment les députés et autres personnalités, ont donné leur point de vue.

Pascal Tsaty Mabiala, chef de file de l’opposition congolaise : « Aujourd’hui, j’ai enfin entendu le président dire qu’il doit sanctionner. Naturellement, s’il n’y a pas des sanctions, personne ne fera attention de ce qu’il fait. Il a rappelé l’armature qui existe, les conseils de discipline dans les administrations existent depuis longtemps, plus personne n’applique. Le président ne doit pas profiter de ce message pour instruire son gouvernement.  Donc, ce n’est pas dans cette salle du Palais des congrès, à l’occasion du message, qu’il doit donner des orientations au gouvernement, il devait le faire en Conseil des ministres ou lors des réunions restreintes ».

Serge Michel Odzocki, porte-parole du Parti congolais du travail ‘PCT) : « De toutes les façons, le président s’adresse à la nation et en le faisant, le gouvernement est la courroie de transmission entre lui et la nation. C’est l’exécutif, il ne faut pas l’oublier. Il a brossé, en une heure et demie, la situation nationale. J’ai vraiment aimé le passage sur la jeunesse où le lien a été fait entre l’emploi et l’employabilité. Il faut préparer les jeunes justement à entrer dans le marché de l’emploi. Pour retenir une chose essentielle, c’est que nous sommes en crise c’est vrai, mais le pire est derrière nous et comme le président l’a dit, le pire n’est pas chez nous ».

Bonaventure Boudzika, député : « Le chef de l’Etat a mis en priorité les préoccupations de la jeunesse, notamment l’emploi où quelques pistes ont été données pour la formation des jeunes et finalement leur employabilité. Le Congo a initié le dialogue comme mode de règlement de conflits depuis 2009, il l’a rappelé à chaque dialogue, à chaque concertation, le pays a été toujours gagnant. Nous pensons que c’est une bonne manière de rappeler à tous ceux qui refusent de dialoguer de comprendre les vertus du dialogue qui, somme toute, est bénéfique pour notre pays ».




Juste Bernardin Gavet, secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse: « Ce discours nous invite à travailler afin que nous puissions suivre la mise en œuvre de tout ce que le président a eu à dire, surtout en ce qui concerne l’employabilité des jeunes. La lutte contre les antivaleurs, je pense que c’est un phénomène qui interpelle la conscience collective. Le chef de l’Etat l’a dit, il y a une part de responsabilité des institutions et de l’Etat, mais il y a une grande part de responsabilité des parents et de toute la société qui devraient travailler à sensibiliser, éduquer et encadre ces jeunes ».

Cyr Ebina, député PCT: « Je suis très heureux parce que le président de la République a abordé la problématique de l’employabilité des jeunes, leur formation, surtout que nous avons une usine de pavage qui existe à Brazzaville. Elle est censée employer les jeunes en masse. Le chef de l’Etat est à l’écoute de son peuple, quand nous nous exprimons, il suit. Il a donné des réponses à nos préoccupations indirectement en interpellant le gouvernement ».

Bienvenu Bikouta, porte-parole des partis du Centre : « Le président a parlé d’un fonds destiné à l’agriculture. J’aimerais que des dispositions soient prises parce que dans le passé, nous avons eu un fonds destiné à l’agriculture, il y a des tracteurs qui ont été achetés et affectés dans les départements, malheureusement nous mangeons jusqu’aujourd’hui des cuisses de poulet importées. Aucun pays au monde s’est développé sans l’agriculture ».

Stevy Ekeli, conseiller municipal de Brazzaville : « Nous nous en réjouissons de plus bel parce qu’en premier, l’action a été mise sur l’emploi des jeunes et surtout la problématique de l’employabilité qui suppose la formation qualifiante et professionnelle. En tant qu’élu local, je suis naturellement heureux que l’accent ait été mis sur la décentralisation, le développement local pour emmener le développement à la base. Quant aux phénomènes bébés et kulunala responsabilité est partagée entre les parents, l’Etat et la société ».




Alain Pascal Leyinda, député de l’opposition : « J’ai retenu que le président fait du surplace, qu’il fait un pas en avant, deux pas en arrière. Ce n’est pas normal. La paix, oui, voilà la bonne chose. Le pas en avant c’est la paix, il faut qu’il y ait la paix dans un pays pour qu’on avance. Le président fait des pieds et des mains pour qu’il y ait la paix dans le pays. Pour cela chapeau, parce qu’on ne triche pas avec la réalité. En même temps, à chaque fois que le président a fait un discours, ces cinq dernières années, il parle toujours des antivaleurs. Mais quel est le signal fort qu’il a lancé pour éradiquer ces antivaleurs ? »