L’économie congolaise a vu le diable

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Des indicateurs économiques très inquiétants se multiplient au Congo. La pandémie de coronavirus a secoué l’économie à des niveaux inédits. Se relèvera-t-elle ? La question se pose à l’heure où la contagion connaît une rapide accélération (2.633 cas positifs de la COVID-19 dont 626 guéris, 9 transférés, 49 décès et 1.949 patients sont suivis par les services de santé). Brazzaville est loin d’être le seul concerné par cet effondrement économique. Toutes les régions du monde sont touchées.




Au Congo-Brazzaville, on note forte récession économique avec un taux de croissance négatif compris entre 10% et 7%, une forte augmentation du chômage, par la suppression d’emplois, notamment dans le secteur formel, une forte contraction du commerce extérieur, tant en exportations qu’en importations, une dégradation importante des finances publiques, actée par l’adoption de la loi de finances rectificative promulguée le 13 mai 2020.

Les entreprises de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ont connu une baisse d’activités de 34% entre mars et avril 2020, les industries minières ont presque toutes arrêté leurs activités, à cause de la forte baisse de la demande mondiale et des prix.




Les industries forestières et pétrolières ont eu à faire face aux mêmes contraintes. Les industries agroalimentaires ont vu leur production reculer de près de 55%, les entreprises du BTP ont enregistré un effondrement de leur activité qui a atteint 92%. Les cimenteries ont connu la même évolution. Le commerce et les services ont affiché des taux de diminution d’activités de plus de 50%.

Tous les secteurs formels de l’économie nationale sont fortement touchés par les effets désastreux du Coronavirus Covid-19, mais pas seulement, car le secteur informel, lui aussi, a été lourdement précarisé par la pandémie et par le confinement.