Le roi Moé Makosso IV inhumé au cimetière royal de Loango

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La cérémonie officielle des obsèques du roi du royaume de Loango, Moé Makosso IV, a eu lieu le 3 février au Palais royal à Diosso en présence de la première dame du Congo, Antoine Sassou N’Guesso, accompagnée des  corps constitués nationaux et internationaux, d’autres rois et  représentants de quelques royautés de la sous-région et des invités.

Prononçant l’horizon funèbre, Hilaire Bouhoyi, gouverneur de ce royaume, a rappelé les relations fraternelles amicales qu’entretiennent le couple présidentiel et le royaume de Loango. Ainsi il a signifié que  lors de leurs différentes rencontres, il se dégageait, de leurs gestes communs et de leurs regards réciproques, une affection diffuse, une complicité chaleureuse que seuls les initiés étaient à même de percevoir et d’en saisir la portée.

«Le roi Moé Makosso IV n’a eu de cesse de remercier le président de la République et la première dame pour l’intérêt particulier que ces derniers ont toujours manifesté  pour les affaires du royaume de Loango, pour tout ce qu’ils ont fait pour le roi, le majestueux Palais royal qui se dresse devant nous est un exemple frappant, la décence nous empêche d’en dire plus mais  le couple présidentiel sait lui-même de quoi nous voulons en parler. Nous savons aussi que le Premier ministre et les membres de son gouvernement ont apporté une assistance multiforme tout au long du règne du roi, sans oublier d’autres  autorités nationales départementales, les responsables des administrations  publiques et privées, les personnes de bonne volonté dont les contributions ont permis au roi et à son royaume de retrouver son éclat, sa dignité, sa considération  », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Jean Pierre Tchissambou, représentant de la famille royale, a reconnu que la première dame et son époux ayant constaté que l’état sanitaire du roi Moé Makosso IV se dégradait au jour le jour décidèrent d’évacuer ce dernier au Maroc, où il fut admis à l’hôpital polyclinique de Rabat. « Tous les moyens susceptibles de le sauver ont été déployés. Dommage, le roi a rendu l’âme le 23 décembre 2020 », a-t-il déclaré.

En plus du rituel traditionnel réservé à cet effet, les participants ont suivi l’historique de l’origine du royaume de Loango faite par Fréderic Pambou, président du musée Centre de civilisation de Loango.

De son vrai nom Makosso Jean, il est né le 1er mai 1944 au village de Tchizondi dans le district de Madingo-Kayes dans le département du Kouilou. Fils du feu Makosso Jean et de feu Moé Tchitoula Isabelle, il commence ses premiers pas d’éducation à l’école primaire Raymond-Paillet où il y resta de 1956 à 1959. En 1960, il poursuivit son cycle primaire à Mvou-Mvou Sud jusqu’en classe de CM2 où il sortit majeur. Quelques années plus tard, il décida d’entamer sa carrière professionnelle en qualité de chauffeur grumier et finira par être embauché par la société SIDETRA. De 1981 à 1999, il fut employé au Port autonome de Pointe-Noire.

Petit fils de Moé Poaty III,  de facto successible au Royaume de Loango, il succéda alors à Moé Taty 1er  décédé en 2007. Il fut sacré le 29 août 2009 comme 17e  roi du royaume Loango  et régna pendant 11 ans. Il rendit l’âme le 23 décembre 2020 dernier à Rabat, au Maroc, à l’âge de 76 ans. Il laisse des veuves, 17 enfants, 41 petits-fils ainsi que 9 arrières-petits-fils.

Ces retrouvailles ont connu la présence des représentants de la Cour royale de Mbé, et de la chefferie de Mbaya, du Samajesté roi  Ovenga 1er du Gabon,  Sa majesté Mayang Toukam du royaume Batoufam de l’ouest du Cameroun, Sa majesté Mfumu Difima, roi Kongo de la province centrale de la République démocratique du Congo(RDC), de la Reine Madiba Songué du royaume de Bakoko du littoral camerounais.