Le président ougandais salue la « franchise » de Trump sur les pays africains

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FILE -- In this Thursday, May 12, 2016, file photo, Uganda's longtime president Yoweri Museveni attends his inauguration ceremony in the capital Kampala, Uganda. After the stunning fall of Zimbabwe's Robert Mugabe, attention has turned to other longtime African leaders accused of trying to extend their rule. (AP Photo/Stephen Wandera, File)




 

 

Yoweri Museveni a salué la « franchise » des propos jugés désobligeants prêtés à l’actuel locataire de la Maison Blanche, sur Haïti et des pays d’Afrique, allant à contre-courant de l’indignation exprimée par de nombreux dirigeants en Afrique et au-delà.

Selon plusieurs médias et un sénateur ayant participé à une réunion à huis-clos avec plusieurs sénateurs dans le Bureau ovale le 12 janvier, le président américain aurait utilisé ces termes en référence à des pays du continent africain ainsi qu’à Haïti et au Salvador.

« J’aime Trump parce qu’il parle avec franchise. Je ne sais pas s’il a été cité de manière incorrecte ou pas, mais il parle des faiblesses de l’Afrique avec franchise », a déclaré M. Museveni, lui-même habitué aux formules percutantes et controversées, devant l’Assemblée législative d’Afrique de l’Est, réunie à Kampala.

« Les Africains doivent résoudre leurs problèmes, on ne peut pas survivre si on est faible, et c’est la faute des Africains s’ils sont faibles », a ajouté sur Twitter M. Museveni, qui dirige son pays d’une main de fer depuis 1986.

Les propos prêtés à M. Trump, lors de cette réunion portant sur un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte de séjour aux Etats-Unis, avaient provoqué un concert d’indignation. Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme avait déploré des propos « racistes », « choquants et honteux ».

M. Trump a démenti avoir usé de tels termes, affirmant que « le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés ».

Le sénateur Richard Durbin, qui était à la réunion de la Maison Blanche, a dit que le président avait utilisé les termes en question.

Le sénateur républicain David Perdue, qui était à la même réunion, a qualifié les articles de presse sur cette affaire de “déformation grossière”




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