Le parlement approuve l’accord de prêt conclu entre le Congo et la BAD

0
304




Le Sénat et l’Assemblée nationale ont entériné, les 16 et 17 décembre, en processus d’urgence, l’accord de prêt de cent vingt-deux milliards de francs CFA octroyé au Congo par la Banque africaine de développement (BAD).

Le prêt a été accordé dans le cadre d’un appui budgétaire visant à soutenir les réformes économiques et financières (Paref) engagées après la conclusion de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Il a été approuvé, le 13 décembre, par le conseil d’administration de la BAD.  L’enveloppe est arrêtée à la somme de cent vingt-deux milliards six cent soixante-trois millions neuf cent cinquante-neuf mille francs CFA, soit cent quatre-sept millions d’euros.





Cet accord sera exécuté en trois composantes distinctes. La première vise à améliorer la gestion de la dette et des risques budgétaires en mettant un accent particulier sur l’amélioration des processus de gestion de la dette et la rationalisation des dépenses. La deuxième,  quant à elle, a pour objectif d’accroître la mobilisation des recettes dans tous les secteurs et à rendre moins risqué le secteur pétrolier, tandis que la troisième consiste à promouvoir la relance économique par l’amélioration du climat des affaires, de l’accès au financement et la diversification des sources de croissance au moyen du développement des zones économiques spéciales.Les intérêts à payer seront compris entre 0 et 2% par an, remboursables sur une période de dix-sept ans, après un différé d’amortissement de huit ans, à raison de trente-quatre versements semestriels égaux et consécutifs.

Développement du tourisme

Par la même occasion, la chambre haute du parlement, sous la direction de son président, Pierre Ngolo, a adopté, à l’unanimité et après amendements, trois autres projets de loi sur le tourisme.

Défendus par la ministre de tutelle, Arlette Soudan Nonault, ces textes proposés par la Commission affaires juridiques et administratives portent sur la création et l’organisation du guichet unique du tourisme ; la création d’une société congolaise d’ingénierie touristique et de transformation de l’office de promotion de l’industrie touristique en un établissement public à caractère industriel et commercial.

Les sénateurs ont également voté, le 18 décembre, à l’unanimité sans amendements, le projet de loi portant création d’un fonds de développement de l’enseignement supérieur, un établissement public à caractère administratif. Il fonctionnera sous forme de prestataire de service financier. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, ce fonds permettra à l’Université Marien-Ngouabi, qui a sept cents professeurs et mille vacataires, d’avoir des ressources nécessaires afin de bien financer ses programmes. Il a souligné que cette alma mater compte actuellement trente-cinq mille étudiants.