Le « griot électrique » Mory Kanté est décédé

(FILES) In this file photo taken on July 13, 2007 Guinean singer Mory Kante perfoms during a concert at Paris' Bastille square, as part of the July 14 celebrations. Guinean singer Mory Kante, who helped introduce African music to a world audience in the 1980s, died on May 22, 2020 in the capital Conakry, his son Balla Kante told AFP. - Kante is best known for his dance song "Yeke Yeke," which was a huge hit in Africa before becoming a No. 1 in several European countries in 1988. (Photo by CLEMENS BILAN / AFP)




Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté est décédé vendredi à l’âge de 70 ans à Conakry. Devenu une star internationale avec son tube « Yéké Yéké », le roi de la Kora avait pris une part primordiale à l’émergence de la « World Music » dans les années 1980.





Le « griot électrique » s’est éteint de maladie « vers 9H45 ce matin à l’hôpital sino-guinéen » dans la capitale guinéenne, a dit son fils Balla à un correspondant de l’AFP.Lui l’enfant de griots, destiné à devenir lui-même l’un de ces poètes-musiciens-chroniqueurs qui sont les dépositaires de la culture orale en Afrique, aura électrifié la tradition à l’aide de synthétiseurs et de boîtes à rythmes tout en préservant la sonorité de la kora pour faire découvrir une autre musique à des audiences nouvelles.




« Yéké Yéké », l’un des plus grands succès de l’histoire de la musique africaine sorti en 1987 et adapté plus tard en chinois, en arabe ou en japonais, s’est vendu à des millions d’exemplaires. Pour la première fois, un artiste africain atteignait la première place du hit-parade pan-europeen établi par l’ hebdomadaire professionnel « Billboard », impulsant la dynamique de la World Music.

Passé par le Rail Band de Bamako de Salif Keita, Mory Kanté était alors déjà une star en Afrique, qui perd, quelques semaines après Manu Dibango, l’un des ses illustres fils. « La culture africaine est en deuil », a tweeté le président Alpha Condé, « Merci l’artiste. Un parcours exceptionnel. Exemplaire. Une fierté ».

Source: RFI