Le gouvernement peine à éradiquer l’orpaillage clandestin à Kéllé

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A Kéllé dans la Cuvette-Ouest, l’orpaillage clandestin est un fléau que l’Etat peine encore à éradiquer. Les sites d’orpaillage existent un peu partout dans les forêts de Kéllé dont le sous-sol est souvent comparé à un « scandale » d’abondance géologique.

Ce minerai est exploité depuis des décennies dans cette zone mais d’une manière traditionnelle, qui consiste à vanner le sol.

A l’entrée de chaque site, le visiteur est tout de suite attiré par des digues en argile contenant de l’eau usée. Ce sont des endroits insalubres avec des dunes de sable, de la poussière, des puits de 45 à 80 mètres de profondeur avec d’autres passages plus longs et plus profonds, des flaques d’eau souterraines.

La collecte de l’or varie tout comme les gains journaliers. Un chercheur d’or reconnait pouvoir ramasser jusqu’à « un gramme d’or par jour ». Un autre peut vendre ses pierres précieuses entre « 15000 et 20000 FCFA » le gramme.

Nombre de ces jeunes, dans un contexte d’extrême pauvreté, prennent des produits contre la fatigue. Des produits contrefaits qui ont les mêmes effets que la cocaïne. Ces jeunes travaillent sans aucune protection et dans des conditions extrêmement difficiles.




A Kéllé, l’extraction d’or fait vivre plusieurs familles. Et le business marche très bien.

Face à tout ceci, on pourrait donc s’interroger sur les raisons pour lesquelles les mesures gouvernementales ne visent pas à sévir contre l’exploitation minière et l’exportation illégales de l’or dans cette partie du pays.

On rappelle que l’orpaillage clandestin est un véritable fléau qui touche énormément le pays, et qui impacte négativement sur l’économie nationale, avec des effets secondaires tout à fait dommageables.

Il faut donc absolument corriger cette situation au nord et au sud du pays.