Le gouvernement exige des améliorations dans les prestations d’Air France

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L’accord de transport aérien entre la République du Congo et la République Française est-il menacé par les négligences et la rapacité d’Air France? Du côté du gouvernement congolais, c’est clair: Air France doit améliorer ses prestations dans l’exploitation de la ligne Paris-Brazzaville.




Non seulement cette ligne a des titres de voyages exorbitants, mais encore une série d’incidents survenus dans les aéronefs mis sur cette ligne, ces derniers jours, suscitent des inquiétudes. La ministre congolaise en charge du transport, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, s’en est profondément indignée dans un courrier adressé, en date du 4 janvier 2021, au directeur général de la compagnie nationale française, Air France. Elle exige des changements, autrement, c’est l’accord de transport aérien entre la France et le Congo qui est menacé.




Sur sa ligne Paris-Brazzaville, Air France a enregistré ces derniers jours, deux incidents qui ont retardé ses vols. En novembre dernier, on se souvient aussi que le vol AF736 a eu des ennuis techniques au moment où il survolait le Gabon pour le Congo. Les passagers ont eu des sueurs froides et étaient paniqués, récitant des prières à tout va, croyant qu’un crash allait survenir. Ce vol, qui avait quitté l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle avec deux heures de retard, avait pu atterrir à l’Aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, avec des passagers sérieusement secoués.
Dans son courrier, la ministre Eboucka-Babakas évoque deux autres incidents survenus avec les vols du 28 et du 31 décembre 2020. «Ces incidents, rapprochés dans le temps, constituent une préoccupation majeure pour le gouvernement, bien que la gestion desdits vols aient pu être régulés conformément à la réglementation en vigueur, notamment s’agissant de la prise en charge des passager», souligne-t-elle.




Celle-ci souhaite que la compagnie Air France améliore ses prestations et mette des aéronefs fiables sur la ligne de Brazzaville. «Ainsi, je voudrais vous rappeler qu’une offre de service de qualité, en rapport, avec d’une part, le coût élevé du titre de transport supporté par les passagers, d’autre part, le désagrément de l’adjonction de l’escale de Kinshasa sur l’itinéraire Brazzaville-Paris et enfin, et surtout la réputation internationale de votre compagnie, est attendue de façon permanente aussi bien par les autorités nationales que par votre clientèle», souligne Mme Eboucka-Babakas. «Je voudrais me satisfaire de toutes dispositions idoines que vous ne manquerez pas de prendre, afin de corriger cet état de fait à l’avenir, pour une bonne application de l’accord de transport aérien entre la République Française et la République du Congo», signifie-t-elle.
En contre-partie de ses exigences, le gouvernement rassure la compagnie Air France sur le renforcement des inspections sur l’aire de trafic des aéronefs d’Air France durant les escales de Brazzaville et Pointe-Noire. L’Anac (Agence nationale de l’aviation civile) a reçu des instructions pour cela.