Le Congo prépare un plan de relance de la filière cacao

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L’étude est assurée par l’équipe de coordination du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac) qui, dès l’année 2019, entrera dans sa phase de réalisations.  

Dans la perspective de relance des activités agricoles, le comité de pilotage du Pdac qui s’est réuni, le 25 septembre à Brazzaville, a retenu une série de réformes en termes de sécurité alimentaire, de distribution de semences, de dialogue public-privé, d’appui à la recherche, de construction et réhabilitation des pistes rurales.

Il a ainsi identifié vingt-trois districts qui serviront de bassin de production de diverses filières parmi lesquelles le cacao. Ces localités pilotes vont bénéficier des travaux de réhabilitation d’environ cinq cents kilomètres de pistes rurales. Le projet entend financer, dans les prochains mois, les plans d’affaires des groupes de producteurs locaux, des micros, petites et moyennes entreprises agroindustrielles.




Il y a quelques décennies, la filière cacaoyère était bien développée au Congo, surtout dans la partie nord du pays. L’espoir renaît avec le Plan national de développement de la filière qu’apprête le Pdac, cofinancé par le gouvernement et la Banque mondiale. « Le plan de relance est en cours de réalisation par un cabinet de réputation internationale et complètera le dispositif du PND agricole », a indiqué le coordonnateur du Pdac, Isidore Ondoki.

À noter que la culture de cacao figure parmi les trois filières prioritaires du gouvernement, à côté du manioc et de la banane. Des groupements de la filière tentent de s’organiser. Plus de trois cents producteurs du district de Sembé, dans le département de la Sangha, ont signé en juin dernier un accord de partenariat avec la société Dia développement groupe. Ce partenariat est censé leur offrir de la formation, des produits phytosanitaires ainsi que des matériels agricoles.

Il y a des pistes de solution qu’essayera peut-être d’explorer le gouvernement à travers son projet Pdac, afin de relancer la culture de cacao. Le directeur de cabinet de la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration, Sosthène Likouka, a rappelé l’engagement du gouvernement à lutter contre la pauvreté et à assurer la sécurité alimentaire.




Outre l’appui financier de la Banque mondiale au budget du Pdac, estimé à deux cents milliards FCFA, d’autres partenaires au développement ont promis de contribuer au financement de ce projet. C’est le cas du fonds koweitien dont les premières missions sont attendues à Brazzaville.