Le Congo et la BAD veulent améliorer la performance de leurs projets

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Des manquements ont été constatés dans la mise en œuvre des projets que l’institution panaficaine finance dans le pays. D’où l’initiative de former, à Brazzaville, les gestionnaires sur l’acquisition, le décaissement et la gestion financière.

La Banque africaine de développement (BAD) est l’une des principales partenaires du Congo; son portefeuille d’interventions étant estimé à 263,2 millions de dollars, soit environ cent cinquante-cinq milliards de dollars. Lors de la récente revue du portefeuille, les deux parties ont noté une contreperformance du décaissement des financements.

C’est ainsi qu’un atelier de renforcement des capacités institutionnelles et clinique fiduciaire s’est ouvert le 9 décembre, dans la capitale congolaise, réunissant des unités de coordination et acteurs impliqués dans la gestion des projets. Selon le représentant résident de la BAD, Antoine-Marie Sié Tioyé, la rencontre vise à améliorer la performance des opérations financées par son institution et assurer l’exécution réussie des futurs projets, afin de réduire la pauvreté.




Pour l’économiste pays de la BAD, la mobilisation croissante des ressources en faveur du Congo dépend non seulement de sa performance en matière de gouvernance, mais également de son portefeuille. « Ces échanges sont d’une importance capitale pour la coopération entre la BAD et le gouvernement congolais, car ceux-ci participent à l’amélioration de la performance des opérations financées par la banque », a estimé Antoine-Marie Sié Tioyé.

Au cours des trois jours des travaux, les participants et les formateurs de l’Institut africain de développement vont échanger autour des questions liées à l’amélioration les dispositifs de pilotage tant au niveau du gouvernement que des cellules de projets. De même, ils vont essayer de trouver la meilleure formule face à la lenteur des avis de la banque, la préparation et l’évaluation des documents…

Lançant les travaux de l’atelier, le chargé de Missions auprès du cabinet de la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Valery Christian Babackas, a indiqué que la formation des parties prenantes s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent entre le gouvernement et la BAD. Les résultats de celle-ci auront un impact positif dans l’exécution du Plan national de développement 2018-2022.

ADIAC