Le casse du siècle : qui a fait mieux que Sassou et ses obligarques ?

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« Le Casse du siècle », un crime financier en bande organisée – pour ainsi dire. D’abord comme dans la fiction. Précisément dans « The Big Short : Le grand casse », le grand film de l’Américain Adam McKay qui date de 2015 et qu’un site internet spécialisé présente dans les termes suivants : « Wall Street 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des médias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry et trois autres : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques et tenter de rafler la mise… ». Comme dans toute fiction chacun peut imaginer plusieurs issues possibles à cette histoire-là.

Il suffirait de paraphraser le texte cité ci-dessus pour percevoir que la réalité congolaise dépasse cette fiction  « Profitant de l’aveuglement généralisé du peuple souverain, des médias et de la communauté internationale, Denis Sassou Nguesso, s’entoure de trois clans : celui des parents, celui des beaux-parents et celui des apparentés appartenant à diverses ethnies au premier rang desquelles l’ethnie mbochi. Sassou s’entoure d’outsiders de l’histoire politique congolaise, lui qui est un insider depuis les années 1960.

Ensemble ils anticipent la fin de leur pouvoir qui fut gagné par les armes. Et ils mettent au point …le casse du siècle ! Sassou Nguesso Denis et les oligarques des clans des Sassouistes : des personnes visionnaires dans la manière de piller et gaspiller le Congo ; des personnes hors du commun dans leur volonté de commettre des crimes de sang et des crimes économiques pour tenter de rester les seuls riches et les seuls au pouvoir toute leur vie ».




Qui donc a fait mieux ? Sans aucun doute Sassou et les oligarques sassouistes tentent de poursuivre un « casse du siècle » qui est bien plus monstrueux que dans la fiction et dans les réalités constatées dans d’autres pays africains dirigés par des dictateurs. Car il faut l’admettre: c’est bien pour cela avant tout que le Congo  est devenu  un pays où les sujets les plus sérieux suscitent des moqueries dans les salons feutrés et dans les salles de rédaction de la presse internationale qui nous dessille chaque jour sur l’étendue des dégâts économiques et financiers causés par l’oligarchie sassouiste.

Deux évènements au moins ont soulevé un haro d’indignation dans l’opinion internationale : d’une part le dernier rapport de Global Witness (1) sur la boite noire du pouvoir qu’est la Société Nationale des Pétroles du Congo(SNPC) , d’autre part le véritable salmigondis au sujet d’une mise en examen du fils du dictateur Dénis Sassou Nguesso, le prénommé Christel, dans le cadre de l’affaire des «biens mal acquis ». Rien que ces deux faits suffisent pour marteler une exigence historique : tout résistant et patriote sincère doit braver la paresse intellectuelle pour assurer la connaissance et mettre fin à la résignation par rapport au combat sur le terrain, sous  toutes ses formes. En cela, ne devrait-on pas s’étonner du sentiment de honte qu’éprouvent beaucoup de congolais honnêtes au regard des expériences réussies ailleurs en Afrique, la toute récente étant le « Luanda Leaks », autrement dit la mise à nu par la presse internationale du système de corruption organisé par Isabel Dos Santos en Angola ?

Curieusement l’un des principaux alliés du peuple congolais est désormais la justice française, qui impose un calendrier judiciaire qui compromettra à coup sûr, le funeste projet de perpétuation de cette dictature odieuse à travers le «  fils prodige ». Traqué par la justice internationale, ce prédateur sans vergogne, élevé dans la culture du moindre effort et de la jouissance pernicieuse, est sans conteste sur les traces de son père en se servant et en servant ses proches avec frénésie. Il entretient le système de corruption, d’accaparement et de népotisme qui s’alimente  de l’Etat et exclut le grand nombre d’honnêtes citoyens  des circuits de production et de distribution de la richesse nationale. Louant le Dieu Dénis, lui et les autres oligarques  dévorent à qui mieux mieux le cadavre Congo. Triés sur le volet, ces prédateurs font partie d’une oligarchie que le Congo traîne comme un boulet.




Préoccupés par l’opulence, ces oligarques ne sont que des cancres, des personnes méprisables par leur extrême rapacité, des ignares dépourvus de culture, des inaptes au progrès, des rentiers incapables de créer de la richesse. D’ailleurs, pour consolider le funeste projet pro-mbochi (défendu par le général NIANGA MBOUALA), -ce projet, foncièrement anti-congolais-, Sassou procède patiemment à une véritable discrimination décomplexée au sommet de l’Etat. Pour ce faire, il s’appuie sur une organisation criminelle qui regroupe des enfants indignes du Congo qui prennent un malin plaisir à planquer l’argent du peuple congolais dans les paradis fiscaux et dans l’immobilier des capitales occidentales.

Certes, le paquebot Congo flotte toujours, malgré les décennies de houle sociale, et cette pérennité plaide pour qu’on prenne la pleine mesure des antagonistes qui courent au sein de la société congolaise. Ce qui mettrait un coup d’arrêt définitif à trois décennies de gabegie  afin que, le Congo, pays de cocagne, ne se transforme en géhenne.

Il incombe à tout patriote et résistant sincère, de conjurer à notre pays le destin de feuille morte, tributaire de la puissance du vent. Un destin pris en otage par un seul homme pour assouvir ses caprices : Sassou.

https://www.dropbox.com/s/zwwqvqlrrcddce4/LIBERTE%20CONGO%20TELEMA_N°5.pdf?dl=0

Le 18 avril 1980, le président de la Tanzanie, Julius Nyerere, s’adressant au   dictateur Robert Mugabe avait dit: «Vous héritez d’un bijou, prenez-en bien soin!». Il est temps que le peuple congolais à l’unisson dise à Sassou et à son clan « Vous avez suffisamment abîmé ce bijou, remettez-le aux vrais patriotes. Par son indulgence légendaire, il se pourrait que le peuple congolais vous pardonne  une fois de plus, de  l’avoir plongé dans la misère alors que les préférés de vos clans s’enrichissent scandaleusement ». Nous sommes les seuls maîtres de notre destin, battons le macadam, élevons la voix, parlons haut, agissons ! Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas rester passifs.

Djess Dia Moungouansi Porte-parole, chargé des stratégies de communication.

Rapport de Global Witness du 27 janvier 2020 «  Caisse siphonnée : où est passé l’agent

Pour lire le MENSUEL N° de ASSISES

LIBERTE CONGO TELEMA_N°5 ( cliquez le lien )