Le calvaire des passagers à l’aéroport d’Impfondo

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En voyage, les dépenses peuvent parfois vite s’additionner, d’autant plus que les compagnies aériennes facturent le moindre excédent de bagages. Malheureusement, depuis un certain temps, des pratiques peu orthodoxes ou encore des rackets sont souvent pratiquées à l’aéroport Marien-Ngouabi du chef-lieu du département de la Likouala. La compagnie Air Congo est pointée du doigt.

Contre Air Congo, puisque c’est de cette compagnie aérienne qu’il s’agit, les plaintes sont régulièrement émises par des passagers. Ces plaintes font état d’un véritable système mafieux de la part des agents, qui rackettent, voire volent carrément les voyageurs. Les dernières en date remontent au 9 mars, lors du retour à Brazzaville des délégations en provenance d’Impfondo, la ville choisie cette année pour la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.




En effet, à l’aéroport d’Impfondo, des fouilles manuelles de bagages sont généralement suivies de taxes exorbitantes et frauduleuses lorsqu’il s’agit des marchandises, ou des bagages dépassant le poids autorisé. Une occasion pour des agents véreux de procéder à des arrangements financiers hors circuit légal avec leurs collègues. « On laisse passer des bagages et c’est au niveau du parking que les frais se règlent », a confié un passager qui a dû payer 16 000 FCFA pour une valise dépassant le poids requis.

Lorsqu’un voyageur arrive à l’aéroport Marien-Ngouabi chargé de valises ou de marchandises, il est aussitôt « repéré » par un agent qui lui propose de faire passer ses bagages à la balance avant la fouille. L’argent des excédents payé entre directement dans ses poches.

Après cette opération, le passager est soumis à une fouille systématique à l’intérieur de l’aérogare par une autre équipe. Arrivé à l’enregistrement des bagages, des consignes sont données entre agents pour communiquer des poids fictifs. A la fin de la journée, nous a expliqué un originaire d’Impfondo, la clique des tricheurs se retrouve quelque part pour partager leur butin.

Il est souvent fréquent de voir des agents en uniforme se faire graisser la patte par un billet de 1000 ou 2000 FCA à l’entrée de la salle d’embarquement. L’on ignore que le nombre croissant de bagages en surpoids, disposés maladroitement dans l’avion, peut le déséquilibrer en vol, mettant en danger la sécurité de l’ensemble des passagers.

Avant qu’il ne soit trop tard, les responsables d’Air Congo sont appelés à vite réagir en appliquant des sanctions sévères contre les agents frauduleux et ramener de l’ordre au sein de cette compagnie aérienne, la seule dont dispose le pays.