La Russie entend soutenir le Congo dans la diversification de son économie

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Dans le cadre de la célébration de la journée du diplomate russe, l’ambassadeur Guéorgui Tchepik, a animé, le 10 février à Brazzaville, une conférence de presse au cours de laquelle il a exprimé la volonté de son pays d’aider le Congo à diversifier son économie.

L’ambassadeur de Russie a annoncé la réalisation sous peu d’un certain nombre de projets, notamment la construction d’un oléoduc Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso pour l’acheminement des produits pétroliers et la création d’un centre de recherche nucléaire.

« La Russie est consciente de l’importance du projet permettant d’acheminer les produits pétroliers. Pour l’instant, nous sommes sur l’oléoduc entre Pointe-Noire et Brazzaville où les études d’ingénierie sont sur le point d’être réalisées. Deux étapes ont été franchies, les deux autres prendront fin vers le mois d’avril. En même temps, nous sommes en train de régler toutes les questions liées au financement, puis interviendra la formation des cadres », a-t-il expliqué.




L’année passée, a-t-il ajouté, « sept jeunes congolais ont suivi une formation en Russie, et cette année encore, plusieurs autres seront sélectionnés pour aller apprendre l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques ».

Guéorgui Tchepik a également parlé du développement de l’agriculture congolaise. Dans le cadre de la commission mixte entre les deux pays, la Russie a lancé « l’idée de l’initiative agricole et minière pour le Congo ». Ce projet, a indiqué le diplomate Russe, est en train d’être réalisé. « On se dépêche pour créer un cadre de coopération dans ce domaine », a-t-il soutenu.

Dans le secteur de l’éducation, le diplomate russe a fait savoir que son pays va augmenter le nombre de bourses accordées aux pays africains. « Je suis optimiste car ces chiffres sont bons par rapport aux années passées de l’Ex URSS.  Le plus rassurant, est qu’il y a toujours un grand nombre de Congolais qui vont étudier sous contrat, c’est-à-dire à leur frais en Russie », a-t-il dit.

« Les Libyens peuvent résoudre leurs divergences »

Sur le conflit armé en Libye, l’ambassadeur de la Russie estime que seuls les Libyens peuvent mettre un terme à cette situation. « Ce qui me permet d’être optimiste est que l’Afrique s’implique d’une manière décisive dans la résolution de la crise libyenne.  Ce continent est prêt à accompagner le peuple libyen. Toutes les initiatives vont dans le sens de trouver une solution ou de mettre fin à ce conflit. Nous espérons que cela va marcher », a-t-il signifié.




« Nous entretenons de bonnes relations avec tous les belligérants, notamment les deux parties au conflit, c’est-à-dire, les forces du gouvernement d’union nationale dirigées par Fayez al-Sarraj et celles liées au maréchal Haftar. Tous les deux étaient présents à Moscou même s’ils n’ont pas signé un accord », a-t-il précisé, ajoutant que l’insécurité au Sahel est l’une des conséquences de la crise libyenne.

L’ambassadeur de Russie a, par ailleurs, épilogué sur la lutte contre le terrorisme international, notamment l’engagement de son pays en Syrie. La Russie, a-t-il dit, « poursuit sa ligne indépendante et cherche à réduire la tension internationale, à renforcer les principes démocratiques de coopération entre les Etats, à maintenir la sécurité internationale et régionale ».