La Namibie va se doter de tribunaux spécialisés dans les cas de violence contre les femmes

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La Namibie prévoit de créer des tribunaux spéciaux pour traiter les violences physiques et sexuelles contre les femmes, a annoncé mardi la Première ministre Saara Kuugongelwa-Amadhila à l’issue d’une réunion intergouvernementale.




« Nous sommes aussi répugnés que le public namibien face à la situation des violences basées sur le genre », a-t-elle déclaré. « Les infrastructures judiciaires existantes seront utilisées à cet effet », a-t-elle ajouté.

Cette décision fait suite à une pétition qui a été remise au Parlement la semaine dernière dans le cadre de manifestations qui ont duré quatre jours à Windhoek, la capitale, et dans d’autres villes du pays.

La Première ministre namibienne Saara Kuugongelwa-Amadhila à Windhoek, la capitale, le 21 mars 2015. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)
La Première ministre namibienne Saara Kuugongelwa-Amadhila à Windhoek, la capitale, le 21 mars 2015. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)

Selon le quotidien The Namibian, les jeunes veulent aussi des poursuites judiciaires à l’encontre des professeurs et autres membres du corps enseignant qui ont eu des relations sexuelles à caractère d’extorsion avec des étudiants.

Au troisième jour des manifestations, la police avait arrêté 25 protestataires, principalement des jeunes femmes, pour avoir enfreint les règlements anti-Covid-19, notamment la limite des rassemblements à 50 personnes au maximum. Mais les autorités les ont relâchés par la suite.

Mme Kuugongelwa-Amadhila a également déclaré que le gouvernement allait renforcer les capacités de la Namibie en matière d’enquêtes médico-légales en recrutant et en formant des experts capables de faire des analyses d’ADN pour identifier les personnes coupables de viols.

"C'est à moi de donner mon corps, pas à toi de le prendre", lit-on sur une pancarte lors d'une manifestation à Windhoek, le 9 octobre 2020. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)
« C’est à moi de donner mon corps, pas à toi de le prendre », lit-on sur une pancarte lors d’une manifestation à Windhoek, le 9 octobre 2020. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)