La DGST ouvre une enquête visant le ministre Maboundou

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L ‘enquête fort détaillée de notre confrère  »Le troubadour », dans sa parution du vendredi 6 juillet, axée sur les zones d’ombre qui entourent la gestion des finances au ministère de l’agriculture par l’ancien ministre Rigobert Maboundou aura à l’évidence eu un effet déclencheur du coté de la direction générale de la surveillance du territoire, DGST. Munis d’autant d’éléments rassemblés dans l’analyse journalistique, les fins limiers de la DGST ont décidé, samedi 7 juillet, d’ouvrir une enquête qui place le ministre Maboundou au cœur de ce qui apparaît comme un scandale financier.

S’il est des journaux de la place de Brazzaville, dont les informations méritent crédit et fiabilité, le journal  »Le Troubadour » est bien de ceux là, tant ses rédacteurs et surtout son directeur de publication, confortent leurs informations par l’expression latine :  »Sapiens nihil affirmat quod non probet », autrement dit,  »Le sage n’affirme rien qu’il ne prouve ».

Ayant relevé de nombreuses incohérences dans la justifications des fonds alloués à l’agriculture et leur utilisation réelle au regard des résultats sur le terrain, notre confère à plus que servi de la matière aux agents de la DGST qui ont décidé de creuser davantage ce filon à l’évidence porteur.

 »De janvier 2008 à mars 2016, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a reçu 114 milliards de FCFA, et pour quels résultats? », s’est interrogé notre confrère, qui chiffres à l’appui, a conclu sur des évidences qui donnent matière à réflexion.

 »À la faveur de l’embellie pétrolier, Denis Sassou-N’Guesso avait fait de l’agriculture et de l’élevage une priorité. 114 milliards de FCFA avaient été alloués au ministère en charge de ce secteur, de janvier 2008 à mars 2016. Et jamais autant d’argent n’avait été investi dans ce domaine que lors du mandat passé de l’actuel chef de l’État. Cette importante somme d’argent avait été gérée par l’ancien ministre Rigobert Maboundou, aujourd’hui directeur de cabinet du premier ministre Clément Mouamba.

À l’heure où on parle de la lutte contre les antivaleurs, un regard sur la gestion de cette manne s’impose d’autant plus que le secteur de l’agriculture et de l’élevage peine toujours à se relever. Le Troubadour a pu avoir accès à ce dossier pour le moins sensible. », écrivait en substance notre confrère.

On se souviendra qu’à propos de la gestion du fonds de soutien à l’agriculture, estimé à un peu plus de 15 milliards, le Général Philippe Obara, Directeur Général de la Surveillance du Territoire (DGST) interpellait le 19 mars, tous les souscripteurs au « Fond de Soutien pour l’agriculture » à rembourser leur prêts au plus tard le 30 avril 2018.




Depuis lors, certains souscripteurs, parmi lesquels des hautes personnalités de la république ont convenu de rembourser leur dû, même si de ce coté là, note  »Le Troubadour », des légèretés pour le moins blâmables ont été constatées, dans l’octroie desdits prêts, ainsi que dans les modalités de remboursement. En somme un  »copinage » au détriment de la république.