La CNSS se défend du retard de paiement des pensions




Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Evariste Odongo a souligné le 3 mars à Brazzaville que la situation actuelle de cette structure était préoccupante suite à la fermeture de plusieurs entreprises privées et le manque de cotisations sociales par celles qui sont encore en activité. Cette situation, selon le directeur général de la CNSS est à la base des retards accusés dans le paiement de pensions des retraités. 
La Caisse nationale de sécurité sociale, selon Evariste Ondongo, payait toujours ces prestations. « Mais avec la conjoncture et la fermeture de certaines entreprises, elle connait un déficit dans le paiement, car le système étant basé sur la «solidarité », les prélèvements opérés sur les revenus des actifs permettent de payer les prestations sociales des retraités. Or, a-t-il  fait remarquer lors de cette communication, aujourd’hui, il y a inadéquation entre les salariés et les retraités au point où la situation financière a pris un coup considérable qui oblige de ne plus faire face à ses engagements ».




Lors de sa communication, Evarist Ondongo a expliqué que pour payer un retraité, il fallait 4 à 5 personnes actives.Pour le secrétaire général de la Confédération des syndicats libres et autonomes du Congo (COSYLAC), Jean Bernard Malouka, la communication basée sur la crise de la CNSS permettra de mieux informer sur les raisons du retard des prestations sociales. « Nous sommes aussi rassurés des efforts déployés par la direction générale et le conseil d’administration de cette caisse pour remédier à la situation », a-t-il notifié.

De son côté, le président de la Coordination des associations des retraités du Congo (CARC), Félix Tendi a décrié la déclaration des syndicats pétroliers qui demandent aux entreprises de ne plus verser leurs cotisations à la CNSS à cause des retards de payement des pensions. «C’est un manque de solidarité de la part de ces syndicalistes. Mais qui prendra en charge leurs retraités ? », s’est-il interrogé.