La classe politique congolaise divisée au sujet du dialogue avec le pasteur Ntoumi

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Au sein du pouvoir et même de l’opposition, des voix s’élèvent à Brazzaville pour réclamer un dialogue avec l’ancien chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi, pour trouver une issue pacifique à la crise du Pool (sud). Mais il y a aussi des voix discordantes qui s’opposent à toute initiative de dialogue.

En clôturant récemment une session de l’Assemblée nationale, son président Isidore Mvouba a affirmé que le président congolais Denis Sassou-Nguesso a accédé à la demande des élus du peuple d’instaurer une plateforme d’échanges et de dialogue sur le Pool.

Ce dialogue, la Fédération de l’opposition congolaise le veut bien à l’instar de son porte-parole Charles Zacharie Bowao qui souhaite qu’il aille au-delà de la seule question du Pool.

«Au lieu de continuer à nous entre-déchirer, à nous invectiver et à nous injurier, il faut que nous prenions tous le courage de nous asseoir, de regarder ensemble quelles sont les voies du compromis qui peuvent nous sortir de cette insalubrité et de cette guerre (du Pool) qui, encore une fois, ne se justifie pas », a déclaré l’ex ministre congolais de la Défense, Charles Zacharie Bowao devenu opposant du régime PCT depuis août 2015.

La voix discordante est celle de Digne Elvis Okombi Tsalissa. Ejecté du gouvernement en août dernier, ce député d’une formation politique qui se réclame du centre rejette toute initiative de dialogue.

«Un dialogue de plus avec Ntoumi ne sera qu’un moyen de reporter le problème qui se pose aujourd’hui », a-t-il dit.

On rappelle que l’intervention militaire, depuis plus d’un an, dans le département du Pool, n’a pas jusque-là mis un terme aux exactions attribuées par le gouvernement congolais au pasteur Ntoumi, et à ses ex-combattants ninjas nsiloulou.

Germaine Mapanga