La Banque mondiale exhorte le Congo à rompre avec la transmission de la pauvreté entre générations

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 La position sociale des parents exerce toujours la même influence qu’il y a 50 ans sur les destinées d’un individu, a décrypté la Banque mondiale, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté célébrée le 17 octobre dernier.

Dans une version préliminaire du rapport « Fair progress ? Educational mobility around the world » dont la publication est attendue en 2018, l’institution de Bretton Woods exhorte les Etats comme le Congo à mettre en place des politiques publiques à même de donner la chance à chaque enfant d’exprimer pleinement son potentiel, indépendamment du parcours de ses parents.

« Pour des centaines de millions d’êtres humains dont le sort reste trop étroitement lié à celui des générations précédentes, les chances d’exprimer leur potentiel sont extrêmement réduites», commente Jim Yong Kim, président du groupe de la Banque mondiale. «Nous devons investir dans les jeunes enfants de manière à inscrire la réussite dans leur ADN et satisfaire les attentes des jeunes en agissant à tous les niveaux, en particulier local, pour veiller à ce que les générations de demain puissent prospérer, quel que soit leur pays ou leur milieu d’origine», a-t-il poursuivi.

Se prononçant sur le niveau éducatif en Afrique subsaharienne, le rapport préliminaire indique que seuls 12% environ des jeunes d’aujourd’hui y sont plus instruits que leurs parents. Contre plus de 80% dans le cas des jeunes adultes d’Asie de l’Est. Le rapport précise, en outre, que les quinze économies où le niveau d’instruction d’un individu est le plus étroitement corrélé à celui de ses parents appartiennent toutes aux pays en développement.




Solutions

Pour inverser la tendance et briser le cycle infernal de la pauvreté entre générations, le rapport propose l’investissement dans le développement de la petite enfance, l’accès et la qualité de l’éducation, les soins de santé maternelle et infantile, etc. Ceci, pour renforcer le capital humain.

La Banque mondiale propose aussi d’accentuer le soutien aux populations défavorisées qui se retranchent souvent dans des zones où les écoles sont peu qualifiées, les soins de santé médiocres et les infrastructures délabrées.

Le but de la Banque en instituant la journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté est de mettre fin à l’extrême pauvreté, d’ici 2030, et promouvoir une prospérité partagée partout dans le monde. Une projection qui ne se matérialisera, selon elle, que si les investissements publics s’orientent vers la promotion d’une croissance durable, le renforcement de la résilience aux chocs et l’évaluation des avancées.