Jean Jacques Bouya s’explique sur l’érosion de Ngamakosso

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Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’équipement du territoire, des grands travaux, Jean Jacques Bouya, s’est justifié devant les sénateurs, le 23 mars à Brazzaville, au sujet de l’érosion de Ngamakosso qui a coupé en deux la route de la deuxième sortie nord et emportée plus d’une habitation.

Répondant aux préoccupations des sénateurs au sujet de l’érosion de Ngamakosso et de l’enlisement du viaduc, Jean Jacques Bouya a soutenu qu’il y a avait plusieurs têtes d’érosions qui s’étaient développées au même endroit que l’actuelle érosion qui a ravagé la voirie et les habitations. Pour y faire face, l’Etat avait préconisé, en 2014, d’ériger les gabions, en mettant des cailloux dans des cages pour stabiliser le sol mouvant dans cette zone. Cette pratique a contribué à arrêter la progression des autres têtes d’érosions à certains.

Ce ravin, a-t-il expliqué, a progressé surtout dans certaines parties où les populations ont sectionné les cages en volant les cailloux. Ce qui  a accentué cette érosion qui a emporté les maisons et a coupé en deux la deuxième sortie nord.




Face à la progression de cette érosion qui prend des proportions inquiétantes, l’urgence pour le ministère des grands travaux a consisté à la construction des collecteurs de 293 mètres linéaires. Actuellement, à peine 185 mètres linéaires ont pu être réalisés à cause des pluies qui empêchent l’avancement des travaux.

Le ministre Jean Jacques Bouya a rassuré la chambre haute du parlement que la société commise à la réalisation des travaux est à pied d’œuvre pour canaliser les eaux pluvieuses en attendant la saison sèche et le financement nécessaire pour faire face à cette érosion.

Parmi les mesures envisagées pour stopper cette érosion figurent aussi le déplacement des populations installées sur les versants, afin de protéger la coupe végétée qui a été réduite à plus de 80 % par l’urbanisation anarchique dans la zone de Ngamakosso.

Au sujet des mesures prises par le gouvernement pour la réparation des ouvrages abandonnés par la société brésilienne ASPERBAS destinée à construire des ouvrages «Eau pour tous» aux populations dans certaines localités, et le refus du ministère de l’Aménagement du territoire d’autoriser la réparation de ces ouvrages par certaines Organisations non gouvernementales (ONG), Jean Jacques Bouya a laissé entendre que ce programme vise à donner l’eau potable aux populations a été salué par les populations dans certaines localités du pays. Celui-ci préconise la construction de plus de 4000 forages pour environ 2000 villages.

Démarré en 2013 pour une durée de trois, ce projet est interrompu pour des raisons de financements, prend en compte des villages d’au moins 100 habitants. A ce jour, 2800 forages ont été réalisés, ce qui fait un taux d’exécution de 68 %¨avec un niveau de paiement de 48 %, en deçà du taux de réalisation. Parmi les départements qui ont pu bénéficier du programme « Eau pour tous », il a cité entre autres le département de la Sangha, des ¨Plateaux, le Pool, la Bouenza, le Niari.

Certaines localités à l’instar du département de la Likouala et la partie Est du département de la Cuvette-Ouest, car ces zones nécessitent l’utilisation des outils nautiques, a-t-il conclu.