Incompétent et coincé, Sassou veut vendre la dette du Congo aux banquiers pour tromper encore le FMI

0
865





Le chanteur Kevin Mbouande du groupe Patrouille des stars l’avait su le dire: »Bo ko méma Congo na mutu ». Après avoir tout volé et brillé par un gestion clanique et catastrophique des ressources du pays, Denis Sassou Nguesso est aux abois au point de jeter son dernier espoir au FMI. Mais, le passé le rattrapant, il est obligé de se plier aux exigences de cet organisme et chercher des potentiels sauveurs. Vu que même le Chine ne lui fait plus confiance, Sassou es tourne vers les banquiers africains.

En sa qualité de conseiller pour la recherche des financements extérieurs, Lucien Ebata a fait recevoir par DSN à Oyo un pool de banques africaines créancières du Congo représentées par leurs présidents respectifs : Benedict Okey Oramah pour Afrieximbank, Tony Elemelu pour UBA Bank et Pascal Oyima pour la BGFI Bank. Autant dire une réunion au sommet…Pour sauver le soldat Congo.




Mais au-delà des déclarations de bonnes intentions des responsables de ces banques d’aider l’économie congolaise à se redresser, de quoi s’agit-il réellement ? De tous, c’est le président de BGFI Bank Pascal Oyima qui a été clair et a mis le pied dans le plat sur le véritable objet de la rencontre : « Donner une décote à la dette du Congo et lui permettre d’ouvrir une nouvelle dette…Cette décote, nous l’avons acceptée.. » Diantre ! Ainsi donc le Congo est tombée si bas ?

Qu’est-ce qu’une dette décotée ? C’est simplement une dette déclassée par les agences de notation, c’est à dire une dette hors champs, une dette sortie des radars des investisseurs à taux raisonnables, pour rentrer dans le champ de celui à taux déraisonnables car elle a un taux de rendement largement supérieur à la normal puisque rémunérant le risque très élevé qui lui est assortie. En d’autres termes, vous souvenez vous des fonds vautours de triste mémoire ? C’est la même chose à la différence près, c’est que ceux ci seront africains. Ces banquiers vont mettre en place un Hedge funds qui sera appelé à racheter une partie de la dette congolaise qui aura été au préalable décotée.




À quel niveau de décote, 20%, 30% 50% ? Le saura-t-on ? Si l’on se tourne vers les banques africaines c’est que toutes les autres ont poliment déclinés l’offre. Bien que ce soient des banques africaines, elles sont ancrées dans la finance internationale, quelle garantie avons-nous qu’une fois une partie de notre dette éparpillée dans leurs bilans, la tentation ne sera pas grande de spéculer dessus ? Le « distressed debt » est un marché financier à part entière où les corbeaux et les vautours sont sans pitié. Nous avions déjà eu du mal avec ça dans le passé.

Le pays est donc livré aux loups car étranglé et asphyxié. Autre question quelle partie de la dette sera ainsi décotée , la chinoise, la dette intérieure, celle due aux créanciers privés ou celle due aux traders ( de loin la plus juteuse ) ? On veut donc se sortir de la dette…Par encore plus de dettes, on obérant les réformes de structure nécessaires. C’est un choix fort et hasardeux qui, une fois de plus, est fait sur les générations futures toujours autant spoliées.