Grèce: violent incendie dans un camp de migrants après des violences

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Un incendie a détruit, samedi soir, une partie d’un camp de demandeurs d’asile sur une île de la mer Égée. Les dégâts sont importants.

Le camp de Vial, sur l’île de Chios, est l’un des cinq centres d’accueil surpeuplés des îles grecques de la mer Égée, voisines de la Turquie.

Les autorités grecques ont annoncé que des tentes, des conteneurs et une grande partie des services administratifs du camp avaient été détruits dans l’incendie qui s’est déclaré ce samedi.

Trois personnes ont aussi été arrêtées en relation avec les violences qui ont éclaté après la mort, peu avant, dans le camp, d’une demandeuse d’asile irakienne de 47 ans, rapporte l’AFP.

Des camps surpeuplés

Aucun des centres répartis sur les îles de la mer Égée n’est adapté au nombre de demandeurs d’asile qui frappent à la porte de l’Europe. Ni à Lesbos où se trouve Moria, le plus grand camp du continent, ni à Samos, Kos, Levros ou Chios, où s’est donc déclaré l’incendie de ce week-end.

À Chios justement, ils sont près de 5 000 à s’entasser dans un espace prévu pour environ 1 000 personnes. Sur l’ensemble des cinq îles, on dénombre pas moins de 36 000 demandeurs d’asile. Six fois plus, en moyenne, que le nombre de places disponibles.




Alors à Lesbos, à Samos, à Chios, régulièrement, les flammes s’attaquent aux structures de lieux, qu’habitants et ONG décrivent bien souvent comme un enfer. Sur ces trois îles, Athènes envisage la mise en place prochaine d’un nouveau camp, suscitant ces derniers mois l’hostilité de la population locale.

Ces camps, aux conditions de vie et d’hygiène misérables, sont le symbole des limites de la politique européenne des « hotspots », ces centres administratifs qui enregistrent les demandeurs d’asile et les maintiennent sur place, souvent pendant des mois ou des années.