Gendarmerie nationale : un nouveau commandant de la région des Plateaux

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Nommé par décret présidentiel du 3 mai dernier, le colonel Bède Florentin Mbika a pris ses fonctions, le 15 juin, au cours d’une cérémonie patronnée par le commandant de la gendarmerie nationale, le général Paul Victor Moigny.

Après avoir réalisé le record de longévité à la tête de l’état-major de la région de gendarmerie de Brazzaville, le colonel Bède Florentin Mbika a pris le commandement de la région de gendarmerie des Plateaux en remplacement du colonel Jean de Dieu Watta, appelé à d’autres fonctions.

Installé dans ses nouvelles fonctions, le colonel Bède Florentin Mbika a remercié le président de la République, chef suprême des armées, de qui émane sa nomination. Les enjeux, pour lui, sont la continuité de l’autorité de l’Etat dans le département, la consolidation de l’unité nationale et la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Parlant de la mission qui l’attend, le nouveau commandant de la région de gendarmerie des Plateaux a indiqué que ses hommes et lui ont la mission, aux côtés des forces armées et des services de police, de faire qu’en aucun point du département ne soient troublés l’ordre et la quiétude, mettant ainsi en garde les délinquants et fauteurs de troubles de tous ordres.

Qui est le colonel Bède Florentin Mbika ?

Ancien enfant de troupe de la promotion Marien-Ngouabi, le colonel Bède Florentin Mbika est diplômé de Saint-Cyr et du cours supérieur des officiers de gendarmerie de Melun.

Breveté parachutiste de l’école des troupes aéroportées de Pau, formateur en droit international humanitaire des forces de police et de sécurité, diplômé commando du centre national d’entraînement commando de Mont-louis et Colloure, le colonel Bède Florentin Mbika a effectué un stage d’aguerrissement en zone équatoriale hostile au centre d’entraînement en forêt équatoriale du 3erégiment d’étrangers parachutistes de Kourou, dans la forêt amazonienne en Guyane, à la frontière du Brésil.

Plusieurs fois commandant d’unité de gendarmerie territoriale, il a occupé tour à tour les fonctions d’attaché de défense et sécurité, puis de secrétaire particulier près le ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur chargé de la sécurité et du développement urbain ; de chef du bureau de renseignement, organisation, instruction et emploi des forces à l’état-major de la région de gendarmerie du Kouilou.

Son passage à l’école de la gendarmerie nationale l’a amené à occuper les fonctions de chef de section documentation, instructeur en police judiciaire ; officier des traditions, chargé de la sécurité du centre d’instruction, commandant la première compagnie d’instruction ; directeur des enseignements puis commandant en second, chef d’état-major.

Par ailleurs, quand il était encore lieutenant, il a pris part, en qualité d’organisateur, aux travaux des commissions mixtes pour la sécurité aux frontières entre la République démocratique du Congo et la République du Congo ; et entre le Congo et le Gabon, à Libreville.

D’août 2012 à janvier 2013, il prend part à la mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax 1), en qualité d’expert-réforme des forces de police et de sécurité auprès du représentant spécial des chefs d’Etat de la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC). En 2014, alors lieutenant-colonel, il conduit à Yaoundé, au Cameroun, la délégation de la gendarmerie nationale qui prend part à l’exercice multinational d’opération de soutien à la paix Eupst-Awae 2014. En octobre 2015, il se distingue au Gabon où il prend part à l’exercice multinational d’état-major de niveau bataillon bataillon des pays de la CEEAC, auprès des éléments français du Gabon, à Libreville.

Sportif averti et homme à la plume acerbe, le colonel Bède Florentin Mbika est entré au Panthéon des immortels en publiant, en 2012, son premier roman intitulé « Paris, les Parisiens et la sape », dans lequel il retrace, dans un style phénoménologique, la vie des Congolais de France.




Le colonel Bède Florentin Mbika est détenteur de plusieurs distinctions, à savoir médaille de chevalier dans l’ordre du mérite congolais ; médaille d’or du cinquantenaire des Forces armées congolaises et de la gendarmerie nationale ; médaille commémorative de la force multinationale d’Afrique centrale ; médaille d’or de la croix de la valeur militaire ; médaille de chevalier dans l’ordre du dévouement congolais. Il a été élu parmi les meilleurs cadres du département de la Lékoumou par l’Association des radios nationales et des journalistes chroniqueurs du Congo, en 2004, où depuis 2003 il avait été nommé dans ce département pour consolider la paix issue de l’accord de cessation des hostilités de mars 2004 de Libreville, au Gabon, où il y restera jusqu’en 2007.

Fils de gendarme, marié à une fille de gendarme, il est père de sept enfants dont cinq garçons et deux filles.