Fonds routier: hausse attendue des tarifs de péage

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La nouvelle tarification encore à l’étude devrait varier en fonction du véhicule. Le groupement CCSEC – EGIS, en charge de l’exploitation des routes nationales (RN) 1 et 2, propose pour les taxis 1500 F CFA ; mini bus 3000F ; véhicule 4×4 6 000F ; autobus 7 000 F ; camion solo 10 000 F ; semi-remorques et grumiers 40 000 F CFA.

 

Le concessionnaire mène depuis un moment des consultations auprès des parties prenantes, dont la société civile, sur la nouvelle grille tarifaire des péages qu’elle entend instaurer. La nouvelle disposition concerne la concession de la RN1 (Pointe-Noire – Brazzaville, la RN1 bis (Mindouli, Kinkala – Makana) et la RN2 (carrefour Yié – Ouesso).

L’Observatoire congolais des droits des consommateurs (O2CD) dénonce déjà   l’initiative qui risque, d’après son secrétaire exécutif, Mermans Babounga Ngondo, de provoquer une flambée des tarifs des billets de transport. « Nous félicitons le concessionnaire d’avoir engagé les consultations (…). Cependant, l’O2CD émet de sérieuses inquiétudes sur les risques d’inflation générés par l’entrée en vigueur de ces tarifs sur les billets de transport et les denrées alimentaires », a averti Mermans Babounga Ngondo.

Pour éviter des conséquences économiques et sociales prévisibles, l’observatoire exhorte le concessionnaire CCSEC – EGIS à organiser une restitution de la synthèse des consultations au cours d’une concertation « transparente » et « inclusive ». Ces assises, souhaite Mermans Babounga Ngondo, doivent impliquer toutes les parties concernées avant la transmission de la grille retenue à l’autorité concédante, en l’occurrence le ministre de tutelle.




En réalité, le projet de cette grille de tarifs remonte à la quinzième session du comité de direction du Fonds routier, tenue le 23 décembre 2016, à Brazzaville. Les participants avaient décidé de mettre sous concession la gestion de la RN1 nouvellement construite (environ 535 km), avec la création de nouveaux postes de péages. « C’est la route qui finance la route », avait martelé le directeur général du Fonds routier.

Ces dernières années, le gouvernement a pu réaliser, dans le cadre de la politique de la municipalisation accélérée, d’importants investissements dans la construction des infrastructures routières. Elenga Obat-Nzenguet, le directeur général du Fonds routier, soutenait l’idée de construire des postes de péage afin que les taxes prélevées servent à l’entretien des infrastructures et « à développer d’autres activités à fort potentiel comme les stations-service, les sites touristiques… »

Un poste de péage étant une infrastructure destinée à la collecte d’une taxe routière obligatoire, s’applique aux véhicules ou aux marchandises transportées.