Flambée des prix : l’État face aux commerçants réfractaires

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Un bras de fer est ouvert entre les agents du ministère du Commerce et les commerçants depuis la publication des prix homologués par les pouvoirs publics. Une opération de contrôle dans les marchés a été lancée, depuis le 26 novembre, à Brazzaville et le constat renseigne sur l’opposition des commerçants.  

À la tête d’une brigade des contrôleurs du ministère du Commerce, le directeur de la répression des fraudes commerciales, Florian Nicaise M’Voulaléa, a mené une descente dans les grands marchés de la capitale et à Pointe-Noire. Ses éléments ont visité les boutiques, les dépôts et chambres froides.

L’objectif de cette opération est de veiller au respect d’une récente note d’avertissement de la tutelle obligeant les commerçants à afficher les prix dans leur rayon, de même que les grossistes sont tenus de délivrer des factures aux détaillants.

Dans les marchés de Brazzaville, notamment ceux de Poto-Poto et de Total, à Bacongo, et au centre-ville, où les contrôles ont été menés, le constat est le même. « Malgré la mise en garde des autorités, les tenanciers des chambres froides résistent. Ils refusent de se conformer aux prix homologués par le ministère du Commerce », a fait savoir Florian Nicaise M’Voulaléa. Il a délivré des convocations à des contrevenants, avec un délai de quarante-huit heures pour se conformer.




Dans des boutiques et dépôts, le contrôle a beaucoup plus porté sur les boissons importées comme la bière ‘‘Cuca’’que les agents de l’État jugent impropres à la consommation et dont les activités constituent une concurrence déloyale face à l’industrie locale. Les contrôleurs ont saisi d’innombrables stocks de ces boissons importées. La même opération devrait se poursuivre durant cette période de fêtes de fin d’année. «Toutes les structures visitées ont été invitées à se rapprocher des services pour nécessité de procédure. Durant cette semaine, le contrôle va se poursuivre en trois étapes : une descente à caractère pédagogique, la fermeture du commerce et le cas échéant, la poursuite judiciaire à l’encontre des récidivistes », a averti Florian Nicaise M’Voulaléa. Signalons que, depuis quelques semaines, Brazzaville et Pointe-Noire connaissent une flambée des prix des produits alimentaires et des produits de première nécessité. L’exécutif s’est donc employé à s’attaquer à la vie chère, prenant des mesures que les marchés peinent à observer.