Entre vendredi et ce samedi 113 corps sortis de la morgue de Pointe-Noire

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Les congolais meurent comme des insectes, ce n’est plus un secret dans un pays où l’État est démissionnaire. Si hier vendredi, 30 cadavres ont été enterrés à Pointe-Noire, ce samedi, 83 sont programmés. L’émergence 2025 est devenu plutôt la bête noire des populations qui ne savent plus comment éviter la mort.

Écrire des articles chaque jour sur le nombre des cadavres qui sortent de la morgue de Pointe-Noire, serait une pénitence pour les propres auteurs. Le Congo est sans doute l’unique pays au monde qui aspire à l’émergence, mais qui s’en fou de la santé de ses populations. On va profiter de l’émergence avec des santés fragiles.




La corruption orchestrée depuis le sommet a galvanisé le morale des médecins, devenus de véritables prédateurs des vies humaines. Formés pourtant pour sauver des vies, ils luttent chaque jour pour compter le nombre de décès.

Des scènes des malades négligés aux urgences par manque d’argent n’émeuvent plus personne et moins encore les autorités. La mort est devenue la solution idéale. Pointe-Noire ne fait que compter des morts.

Rien qu’en deux jours, ce sont 113 cadavres des congolais qui seront inhumés à Vindoulou, Nanga ou encore dans les villages environnants. Pour rentrer dans ses frais, la morgue municipale de Pointe-Noire impose un séjour minimum d’une semaine pour tout cadavre.




Dans les pays émergents comme l’aspire à le devenir le Congo, des personnes sont inhumées le plus vite que possible. A Pointe-Noire, la mafia de la morgue n’accepte en aucun cas qu’un cadavre ne fasse que deux jours. Un manque à gagner parait-il.

Allons seulement vers l’émergence…. !