En dehors de voler dans la surfacturation, Bouya touchait 4909 salaires selon Gilbert Ondongo

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Entre les membres du clan au pouvoir au Congo, les accusations mutuelles prennent de l’ampleur. Après que Jean Jacques Bouya ait indexé directement dans un livre paru le 11 août dernier ( Discours sur un Congo en Chantier), son collègue Gilbert Ondongo d’être responsable du détournement des fonds des générations futures, ce dernier a répliqué en accusant le premier d’avoir bénéficié de 4909 salaires.

Tout n’est plus rose entre Denis Sas sou Nguesso et sa bande, depuis que la mauvaise gestion de la cité a été mise à nue. Une crise économique grave frappe le Congo après la chute des cours du pétrole.




Après plus de 20 ans des discours stériles, le Congo se retrouve à nouveau, moins de 10 ans à genou devant le FMI pour quémander une perfusion financière. Mais les experts de cette institution qui ont élevé à 120 % la dette du Congo,doutent de la bonne volonté des autorités dont ils rendent responsables de la situation. Parmi eux, figure en bonne place Jean Jacques Bouya, neveu du chef de l’État qui a piloté plus de 15 ans les prêts d’argent avec la Chine, depuis la délégation des Grands Travaux.

Dans son livre, Jean Jacques Bouya s’est dédouané de toutes les accusations, pourtant fondées, portées contre lui, et a pointé du doigt Gilbert Ondongo. La veille de son voyage en Chine, où il participe au sommet Chine-Afrique, Denis Sas sou Nguesso a menacé de livrer à la justice les deux ministres si les autorités chinoises ne permettaient pas à leurs banques de débloquer ces fonds volés.

Originaire d’Owando, Gilbert Ondongo croit être l’objet d’un complot bien ourdi de ses frères du bord de l’Alima, et se dit prêt à se défendre.Pour sa première bombe de contre attaque, il accuse Bouya d’avoir en complicité avec l’ancien ministre de la fonction publique Parfait Kolelas bénéficié durant des années de 4909 salaires.




Jean Jacques Bouya avait engagé ces fonctionnaires qui se sont avérés fictifs, et percevaient sans scrupule leurs émoluments pendant des années. En dehors des grandes commissions perçues des sociétés ayant obtenu des marchés des grands travaux, des surfacturations, des rétrocommissions, Bouya avait aussi 4909 salaires.

Et comment ne pas grossir, avoir un si gros ventre quand on mange à tous les râteliers ?