El Chapo Guzman Elongo, nommé dircab de Jean Jacques Bouya




Tout porte à croire que le vol est une vertu bien récompensée au Congo.Condamné à la peine de prison pour détournement de fonds publics, l’ancien directeur général des marchés publics, Jean Didier Elongo aurait été nommé par son mentor Jean Jacques Bouya comme son directeur du cabinet. C’est le Congo qui va vers son émergence !




Le voleur Mbochis Jean Didier Elongo dit El Chapo Guzman Congolais s’était soustrait à la justice Congolaise par une évasion au style du mexicain. Il avait été arrêté à la fin du mois de mars après avoir repris de force son poste de directeur à l’agence de contrôle des marchés d’État. Bien avant, il avait été condamné à deux ans prison pour détournements des fonds publics. Ce grand voleur aurait profité d’une visite à l’hôpital militaire de Brazzaville pour faire la belle.

Avec cette nomination comme dircab de Jean Jacques Bouya, tout congolais est en droit de se demander si réellement leurs dirigeants jouissent encore de toutes leurs facultés mentales ? Alors que les opposants sont mis en prison pour une divergence d’opinions, les voleurs qui se réclament du pouvoir sont choyés et bénéficient même des promotions administratives.




Rappelons que nul ne pouvait imaginer que M. Jean Didier Elongo, ancien Directeur Général de la DGCMP (Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics), reconnu coupable de détournement des fonds publics et condamné à payer 650 millions FCFA dont une amende de 50 millions et 600 millions à titre de dommages et intérêts à l’Etat congolais, pouvait un jour, débarquer en compagnie des hommes armés à la DGCMP, afin d’investir ses anciens bureaux.

Cet homme qui en réalité n’avait pas été suspendu, ni officiellement relevé de ses fonctions pendant son séjour en prison, rongeait tranquillement son frein jusqu’à l’acte posé ce jour.

Il faudrait quand même reconnaître que M. Jean Didier Elongo, qui n’avait pas été gracié officiellement, mais n’avait pas non plus rejoint sa cellule à la maison d’arrêt de Brazzaville après sa libération conditionnelle pour maladie, avait entre temps pris du galon au sein de son parti le PCT, jusqu’à intégrer le cercle fermé des membres du comité central. Cela parait étonnant quand on sait que M. Sassou Nguesso, Président de la République, est aussi Président du comité central du PCT, malgré les verrous mis dans la constitution de 2015.




Tout ce qui s’est passé ce jour à Brazzaville illustre parfaitement l’état d’esprit de tous ces personnages lugubres qui pensent tous détenir un petit bout du titre de propriété du Congo, et que les autres citoyens ne seraient que de simples figurants d’un film dont ils seraient en réalité, les principaux acteurs.