Effets rupture : le calvaire des 2e, 3e et 4e bureaux à Brazzaville et Pointe-Noire

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Il y a un phénomène qui fait rage actuellement au Congo. De Betou à Madingou Kayes, tout le monde ne parle que de la rupture, causée par la virulence de « Le dja, le Nwa, le yiba mbongo, le tonga ba ndako, le bala bassi, le bota banas ebele ». Le Congo est à terre et les anciens voleurs qui n’ont pas su investir se sont désengagés de leurs bureaux.

Il est 18 heures à Pointe-Noire, ville pétrolière et l’on peut admirer la beauté du coucher du soleil. Au quartier la base, non loin de l’aéroport de la ville, Mamadou, le wara du coin vient de se voir payer la somme de 10000frs par une voisine au nom de Rosine.

Rosine, était le troisième bureau d’un cadre employé dans le secteur pétrolier. C’est à Siafoumou qu’elle louait une villa avec ses deux enfants au frais de son homme. La vie était heureuse pour eux avant que l’incompétence de la bande à Sassou ne ramène la rupture. Incapable de continuer à s’occuper de son troisième foyer, l’homme a disparu dans la circulation, et Rosine a été contraint de regagner la cour familiale à la base.




C’est l’histoire de nombreuses femmes de Brazzaville et Pointe-Noire qui avaient choisi de sucer les hommes mariés de la république, accrochés aux caisses de l’État.Même certains ministres parait-il ont été obligés de rompre avec leurs bureaux.

Habituées aux voyages de Dubaï, Chine et Cotonou, certaines de ses bureaux vivent le grand calvaire, et ne sont devenues que l’ombre d’elles-même. A Moukondo, Solange est même boudée par les jeunes de son quartier,qu’elle méprisait alors qu’elle était le 4e bureau d’un jeune voleur douanier. Celui-ci, ayant fui, elle se livre à n’importe qui pour maintenir les apparences.

Les enfants des ces bureaux, habitués au lait et miel se réfugient maintenant dans le Makouala à Pointe-Noire, et subissent les délestages sans possibilité de groupe électrogène.

Certains de leurs enfants envoyés étudier au Ghana, Maroc ou Sénégal ont été obligés de rentrer au pays pour ne pas souffrir.




Une réalité qui devrait interpeller la conscience du congolais, lequel à la moindre richesse, priorise la multiplication des foyers à l’investissement. Même des simples sous officiers de la garde républicaine gérait plus de trois bureaux.

Dans un bus de transport commun, un contrôleur a demandé à une cliente de ne pas payer à sa descente, et quand elle le bus a démarré, il a commencé son songi songi. Il a raconté aux autres passagers que cette dernière était le troisième bureau,d’un DRH d’une société appartenant à Maurice Nguesso, roulait carrosse et vivait dans une villa luxueuse à Ngoyo. Mais actuellement vit des moments difficiles depuis que la société à fait faillite. «  Je ne lui ai pas fait payer, car elle a toujours prié dans la même église que ma grande sœur et a toujours gardé sa modestie »