Écoles paramédicales : le gouvernement réitère la mise en œuvre des réformes des enseignements

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A la faveur de la rentrée scolaire, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Thomas Nicéphore Fylla de Saint Eudes, et sa collègue de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, ont insisté, le 1er octobre à Brazzaville, sur la mise en œuvre de la réforme des enseignements dans les écoles paramédicales ainsi que sur la dispensation des notions d’éthique et de déontologie.

« Il y a eu une réforme profonde de l’enseignement pour améliorer la qualité des ressources humaines mises à la disposition du secteur de la santé. L’organigramme a changé car les professionnels de la santé font désormais partie prenante de la formation des ressources des structures de la santé. Nous avons des licenciés qui vont participer activement à la formation. Les formateurs vont accompagner aussi les apprenants à la pratique pour améliorer la pratique de la santé dans nos hôpitaux. Les questions d’éthique et de déontologie seront au centre des formations », a déclaré la ministre Jacqueline Lydia Mikolo.

Les réformes de l’enseignement au niveau des écoles paramédicales ont été initiées par le ministère de l’Enseignement technique et professionnel, en collaboration avec le ministère de la Santé et de la population. En dehors de la rénovation de l’organigramme et des enseignements, les écoles paramédicales se sont également arrimées au système Licence-master-doctorat (LMD) et ont amélioré l’enseignement portant sur l’administration des soins infirmiers.

Les soins infirmiers représentent les soins prodigués, de manière autonome ou en collaboration, aux individus de tous âges, aux familles, aux groupes et aux communautés – malades ou bien-portants – quel que soit le cadre. Ils se focalisent sur la promotion de la santé, la prévention de la maladie, ainsi que les soins dispensés aux personnes malades, handicapées et mourantes. Ces soins englobent également la défense, la promotion d’un environnement sain, la recherche, la participation à l’élaboration de la politique de santé et à la gestion des systèmes de santé et des patients ainsi que l’éducation.




« Il fallait réformer pour continuer à baisser le taux de mortalité néonatale et infanto-juvénile un peu partout dans le pays. Nous avons démarré par Brazzaville et Pointe-Noire ; il faut que nous terminions par Kinkala et Dolisie pour l’opérationnalité de cette réforme dans les écoles paramédicales pour en tirer des leçons avant de faire une implémentation nationale. Les départements de la Likouala et la Sangha auront eux aussi leurs écoles de santé », a expliqué le ministre Nicéphore Fylla de Saint-Eudes.

Au lycée agricole Amilcar-Cabral, sadressant aux enseignants, il a dit avoir placé cette rentrée scolaire sous le signe de la qualité et de l’excellence, exhortant les élèves et le personnel enseignant au travail pour prétendre aux bons résultats.

La rentrée scolaire a été effective, dans les deux salles de classe visitées par le ministre. Les lycéens ont démarré les cours de mathématiques générales. Le ministre Nicéphore Fylla Saint-Eudes a aussi visité les trois ateliers, notamment celui des réparations des moteurs diesels, de dépannage des tracteurs et l’atelier de greffages des plantes. Il a aussi assisté à une démonstration des techniciens de la production animale.