Droits humains : le CPDHLCT rend public son rapport final du projet sur les détenus

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Après une série d’activités organisées dans le cadre du projet Mandat (Mobilisation et animation de la société civile dans la lutte contre la détention arbitraire), une co-initiative d’Agir ensemble pour les droits de l’homme, une ONG française, et l’Observatoire congolais des droits de l’homme, avec l’appui financier de l’instrument européen chargé de la promotion de l’État de droit et de la démocratie, le Consortium panafricain des droits de l’homme et de lutte contre la toxicomanie (CPDHLCT) a publié son rapport.

Les activités qui ont eu lieu du 1er avril 2017 au 30 avril 2018 ont été axées sur le thème « Appui à la promotion de lutte contre la torture, les arrestations arbitraires, les traitements cruels, inhumains et dégradants des personnes dans le département de Pointe-Noire par la sensibilisation et la vulgarisation d’un guide sur l’arrestation et la détention des personnes ». Au nombre des activités menées figurent le monitoring trimestriel dans certains lieux de détention du département de Pointe-Noire (Maison d’arrêt, commissariat central de police, commissariat de police de l’arrondissement 1 Émery-Patrice-Lumumba), des séminaires de formation à l’endroit des agents de la force publique (police et gendarmerie) et de l’administration pénitentiaire sur la loi relative à l’arrestation et la détention des personnes, des plaidoyers à l’endroit des autorités compétentes, l’assistance juridique aux personnes victimes des actes de tortures  dans le département de Pointe-Noire…

Au terme de ces multiples activités, plusieurs suggestions ont été faites à l’endroit des autorités appelées au respect des droits humains et à la reconnaissance de la dignité humaine même dans un régime de détention.  Le CPDHLCT suggère, entre autres, des pouvoirs publics de  reconstruire les lieux de garde à vue et de détention des personnes,  en tenant compte de la surpopulation carcérale actuelle et aux exigences de la dignité humaine, d’offrir une alimentation adéquate et équilibrée aux personnes détenues et gardées à vue, d’assainir en profondeur le milieu carcéral, de doter les personnes détenues et gardées à vue des literies décentes, d’accorder les soins nécessaires aux personnes détenues et gardées à vue, malades, par des provisions en médicaments et la mise à disposition du personnel de santé compétent…




En définitive, le CPDHLCT,  par la voix de son président, Victor Kaya, se félicite de la liberté d’action par la société civile en collaboration avec toutes les parties prenantes. Ce qui constitue le baromètre essentiel de la détermination de reconnaissance d’un État de droit. En revanche, la reconnaissance de la dignité humaine, a-t-il dit, est une valeur intrinsèque du genre et du génome humains. «L’humanisation de l’univers carcéral pour une reconnaissance de la dignité humaine, même de détention ou de garde à vue, favorise l’installation progressive de l’État de droit car la loi est universelle dans sa vocation destinataire », conclut le rapport.



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