Donald Trump appelle des élues démocrates à retourner dans leur pays d’origine

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Aux États-Unis, Donald Trump a encore créé la polémique avec une série de tweets dominicaux agressifs. Cette fois, le président américain s’en est pris, sans les nommer, à quatre parlementaires démocrates. Quatre femmes récemment élues, qui se caractérisent par des positions très à la gauche du parti, et surtout issues de minorités. Donald Trump les a appelées à « retourner d’où elles viennent », des pays d’origine qu’il juge parmi « les pires, les plus corrompus et ineptes » du monde. Toutes sont américaines et trois sont nées aux États-Unis.

Donald Trump est coutumier des provocations et des grossièretés. Mais dimanche, sa salve de tweets n’était pas anodine. En quelques phrases, le président américain a confirmé qu’il voyait les États-Unis comme un pays de Blancs, que les autres n’avaient qu’à bien se tenir ou, en tout cas, qu’ils n’avaient surtout pas le droit de le critiquer.

En enjoignant de « rentrer chez elles » à une fille d’immigrés palestiniens, à une réfugiée somalienne et à une Portoricaine – pourtant un territoire des États-Unis – ou même à une Noire américaine dont la famille est installée depuis plusieurs générations dans le pays, il a tracé une ligne idéologique claire. L’opposition démocrate a jugé ces commentaires « xénophobes » et racistes.




Donald Trump semble avoir choisi de durcir le ton. Plutôt que de chercher à séduire l’électorat indécis, centriste, son objectif est de mobiliser sa base, et de récupérer des voix le plus à droite possible. Si aucun élu de son camp n’a encore osé dénoncer cette vision extrême de la société américaine, le président prend malgré tout un risque. Car la majorité des Américains n’est pas raciste. Et en attaquant des élues très à gauche, qui sèment la zizanie chez les démocrates, il donne surtout au parti d’opposition l’occasion de se rassembler.