Dolisie: la Banque mondiale sollicitée pour financer la construction d’un port sec

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L’ouvrage estimé à cent vingt milliards francs CFA fait partie des douze projets intégrateurs portés par la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac). L’institution communautaire vient de plaider pour ses projets, à Washington, auprès des partenaires du groupe de la Banque mondiale.

L’objectif est de contribuer au développement des infrastructures physiques, en soutien à la compétitivité des économies de la sous-région. Pour le Congo, le port sec de Dolisie, situé à 361km de Brazzaville et 158 km de Pointe-Noire, viendra désengorger le port de Pointe-Noire et faciliter les opérations portuaires et administratives qui alourdissent la gestion rationnelle de cette dernière infrastructure portuaire.

Il s’agit également d’assurer la régularité et l’accélération des importations et des exportations, de maîtriser le volume des échanges, de faciliter le recouvrement des recettes fiscales et des échanges commerciaux avec l’hinterland, ainsi que le retour des importations vers le nord et le centre du Congo pour ce qui est du bois et des minerais.

Mieux, le futur port contribuera à réduire le temps d’acheminement des marchandises et rationnaliser l’utilisation des espaces portuaires à l’avantage aussi bien des usagers et du port de Pointe-Noire, de la population de Dolisie, que des armateurs et des sociétés de manutention.




En effet, au cours de leur rencontre avec les partenaires de la Banque mondiale, le 16 octobre dernier, le président de la Commission de la Cémac, Daniel Ona Ondo, et le secrétaire permanent du Programme des réformes économiques et financières, Michel Cyr Djiena Wembou, ont souligné l’importance de cette infrastructure pour le développement de la sous-région, de même que les autres projets.

Hormis la localité de Dolisie, la Commission Cémac a aussi plaidé pour la construction d’un port sec à Beloko (en Centrafrique), situé à 578 km de la sortie nord-ouest de Bangui, dont le coût est aussi estimé à cent vingt milliards francs CFA. Outre cela, le projet d’une université inter-États Cameroun-Congo, avec des campus qui se dressent déjà à Sangmélima (Cameroun) et Ouesso (Congo).