Djambala: la station d’essence de la ville ne sert à rien

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Inaugurée le 13 août 2013, la station-service, estampillée Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) distribution, de Djambala dans le département des Plateaux est devenue un simple monument qui décore la ville. Depuis bientôt huit mois, elle ne sert plus le carburant aux usagers. Pour se ravitailler la population est obligée de se rendre à Ngo.

« Cette station, depuis qu’elle a été inaugurée, n’a jamais servi régulièrement le carburant. Même quand il y en a, au bout de deux jours, elle ne travaille plus », raconte Joel Ipali, conducteur de taxi moto.

Pour les besoins en carburant, les populations sont obligées de se ravitailler à Ngo, a plus de 130 kilomètres de Djambala. Cette situation, pour Joel Ipali, ne présente aucun inconvénient. « Je ne vois aucune différence entre acheter le carburant qui vient de Ngo et s’approvisionner à la station de Djambala. Le prix du litre de l’essence est le même », dit-il.

Ce n’est pas le cas, pour Noel Tsilatsa, vendeur de carburant en détail. « Quand nous achetons l’essence à Ngo, le litre est vendu à 750 francs CFA et le bidon de 25 litres est négocié à 15.500 francs CFA.  Par contre  à Djambala, le litre est vendu à 700 francs CFA, à raison de 15.000 francs CFA, à cela s’ajoute les 500 francs CFA aux pompistes », fait-il savoir.




Personne ne sait pourquoi la station-service de Djambala ne fonctionne plus depuis bientôt  huit mois. Sur place, il y a tous les équipements : pompes à essence, groupe électrogène. Malheureusement, sa boutique est totalement vide.

« Il y a un gardien qui passe les nuits à cette station, chaque jour. Les employés y viennent aussi parfois. Pour nous, il est devenu un décor pour embellir la ville. On ne peut pas aussi demander les comptes, car, c’est un privé qui le gère », s’amuse Damien Milangoua, un habitant de Djambala.

Chaque jour, la station de Djambala est devenue le lieu de repos des cabris où ils prennent du plaisir à  ruminer l’herbe ingurgitée.

Avec VOX